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Comme le veut la tradition, c’est un ancien du Lycée Gay-Lussac qui assure chaque année la présidence du banquet annuel des Anciens de Gay-Lu. Cette année, le 18 novembre, après Agnès Clancier, Robert Savy, Gérard Terrier, Danièle Lajoumard (pour n’en citer que certains), c’est une ancienne élève, Dorothée Ferreira Garcez, cheffe d’entreprise, Présidente d’Indépendance Royale, Présidente du MEDEF Limousin  qui préside l’événement. Elle a accepté pour l’occasion de répondre à quelques unes de nos questions.

En savoir plus sur le banquet du 18 novembre et s’inscrire.

Sur quelle période étiez vous au lycée Gay-Lussac ?

J’ai été élève au lycée public Gay Lussac à Limoges de 1994 à 1998, une période que je chéris pour les souvenirs et les amitiés précieuses qui ont marqué cette étape de ma vie.

À l’époque du lycée, comment s’est faite votre orientation ?

Mon orientation s’est faite grâce à des discussions avec mes professeurs, la conseillère d’orientation, ma famille et des amis. Ayant suivi une filière en sciences économiques et sociales, j’ai rapidement compris que mon intérêt se portait vers le commerce international. Mes compétences en langues vivantes et ma personnalité m’ont poussée vers cette voie, et j’ai suivi cette passion pour construire ma carrière professionnelle.

Vous êtes aujourd’hui cheffe d’entreprise, quel a été votre parcours professionnel pour arriver à ce type de fonction ?

Après le lycée, j’ai commencé comme assistante commerciale au sein de l’entreprise où je travaille actuellement. Au fil des années, j’ai fait preuve de détermination, de curiosité et d’une volonté constante de me former, notamment en finance. Ces efforts m’ont permis de gravir les échelons, et en juin 2022, j’ai eu l’honneur de prendre la présidence de l’entreprise, une étape qui a demandé un travail acharné et une persévérance inébranlable.

Pour les élèves actuellement au lycée, ou en classe prépa, quelques mots sur votre métier ?

En tant que cheffe d’entreprise, mon travail consiste à gérer tous les aspects de l’entreprise, de la stratégie à la gestion quotidienne. Il est essentiel d’avoir des compétences en leadership, en gestion du temps et en résolution de problèmes. Mon conseil, pour celles et ceux qui souhaiteraient suivre ma voie, serait de ne pas avoir peur de prendre des risques, de poursuivre ses passions et de toujours apprendre.

Vous êtes également élue dans différentes instances professionnelles, qu’est-ce qui vous a motivée à prendre ce type d’engagements ?

Effectivement, au delà de ma fonction de cheffe d’entreprise, je suis Présidente du MEDEF, Vice-Présidente de la CCI Limoges Haute-Vienne et membre du Comex 40 du MEDEF national.

Mon engagement dans ces instances professionnelles découle de ma volonté de contribuer au développement économique de ma région.

Cependant, il est important de noter que durant mes années au lycée, je n’étais pas impliquée dans la vie lycéenne en raison d’un manque de confiance en moi. C’est un aspect de ma vie que j’ai travaillé et surmonté au fil du temps, ce qui m’a permis de m’engager plus activement dans ma carrière professionnelle et communautaire.

Un souvenir marquant de vos années à Gay-Lu à partager avec les lecteurs du Mag ?

Mon souvenir le plus marquant serait la rencontre avec mes trois amies fidèles. Nous avons partagé nos joies, nos peines et nos premières expériences ensemble, ce qui a forgé des liens indéfectibles. C’est une période de ma vie que je n’oublierai jamais, et c’est là que j’ai appris l’importance de l’amitié.

 

Merci à Dorothée Ferreira Garcez de ce partage.

Consultez d’autres interviews et témoignages d’anciens du Lycée Gay-Lussac 

  • Lionel Champeaud, actuellement en poste dans le secteur de l’aéronautique, chez Airbus Defence and Space,
  • Danièle Lajoumard, Inspectrice Générale des Finances.
  • Jean-Marc Gabouty, chef d’entreprise, maire de Couzeix de 1995 à 2017 et ancien vice-président du Sénat

 

Le banquet parisien 2023 est programmé le samedi 17 juin, sous la présidence d’un ancien de renom au parcours remarquable, Philippe Barboux, Polytechnicien spécialisé en chimie et sciences des matériaux, Professeur Emérite de Chimie ParisTech – PSL. A l’occasion de la préparation de cette journée, Jacques Levet, en charge de la section parisienne des Anciens de Gay-Lu, nous propose une interview de notre invité d’honneur. 

C’est sous la présidence de Philippe Barboux que se tiendra cette année le banquet organisé par la section parisienne des Anciens de Gay-Lu. Pour ceux qui le souhaitent, le déjeuner au restaurant Le Procope sera suivi d’une visite commentée du musée de la Monnaie de Paris.

+ d’informations sur la rencontre du 17 juin 2023 à Paris et pour ceux qui le souhaitent réserver sa place en ligne avant le 30 mai.

 

Quand et comment êtes- vous arrivé au Lycée Gay-Lussac ?

Je n’ai en fait aucune attache familiale avec le Limousin. Mon père était berrichon (Valençay) et ma mère bourguignonne (Dijon). Mon père, Polytechnicien et ingénieur des télécommunications, était muté très régulièrement dans de grandes villes de Province.

Je suis né à Paris le 12 avril 1958, mais j’ai vécu à Alger, Nantes, Rouen avant d’arriver à Limoges. Mes parents m’avaient inscrit en Allemand première langue pour être sûrs de m’envoyer dans chaque grand lycée de ces villes.

Comment avez vous vécu votre arrivée à Gay-Lussac ?

Quand mon père a été nommé Directeur régional des télécommunications à Limoges en 1974, mes sœurs et moi étions très tristes de quitter Rouen. Personnellement j’avais eu beaucoup de mal à me faire accepter par les élèves du lycée Corneille de Rouen. Arrivé en 5ème, j’étais toujours le nouveau encore en 3ème, et je n’avais fait mon trou qu’au moment du rebrassage de la seconde. Les Normands sont, disons-le, assez froids et j’aurais aussi préféré aller au collège de ma ville de banlieue plutôt que dans ce lycée de centre-ville très réservé à la haute bourgeoise locale.

L’idée de tout changer pour aller dans cette ville de Limoges, bien loin de tout, ne me plaisait pas du tout à l’orée de la terminale. Ne disait-on pas limoger ?
Même si mon père essayait de nous convaincre avec des articles de journaux que Limoges était avec Angers une des deux plus agréables villes de France. On lisait dans l’article que l’eau y était fraîche et pure. La preuve étant que l’on pouvait directement la mettre dans les batteries de voiture… Je répondais qu’elle n’était juste pas calcaire, vu qu’on était dans le Massif central (j’ai toujours été meilleur chimiste que géographe !).

en classeNous sommes donc arrivés en août 1974, quinze jours avant la rentrée scolaire et j’ai cherché d’abord des partenaires de tennis. Le miracle était que les jeunes étaient ouverts et curieux de faire ma connaissance, ce qui fait que j’avais déjà plein de partenaires de tennis qui étaient copains du lycée Gay-Lussac avant même la rentrée. Si on ajoute à cela que c’était la première fois que je me retrouvais dans une classe mixte, donnant une ambiance moderne et libre, je me suis senti tout de suite adopté et c’était même un choc culturel. L’ambiance était décontractée entre profs et élèves. On se retrouvait pour le café baby-foot dans les bars voisins du lycée, le mini-foot après la cantine dans la cour de récréation ou pour du tennis dans la Chapelle du lycée, du bridge ou du ping-pong au CSP (pas besoin de dire ce que c’est pour les limougeauds). Ou devant la télévision pour les épopées stéphanoises, n’est ce pas Monsieur Jacques Levet !

J’aurai donc passé seulement deux ans épanouis à Gay Lussac (Terminale, Maths sup), avant d’aller en Maths spé au Lycée Descartes à Tours, puis à l’école Polytechnique.

Et donc quel parcours avez-vous suivi ensuite ?

J’avais toujours rêvé de faire de la recherche scientifique. Par contre, j’étais intéressé par tout et je ne savais que choisir. Biologie, chimie, physique, tout m’intéressait. Mes stages de biologie m’ont un peu refroidi parce qu’au niveau d’un laborantin, c’est très répétitif. J’ai choisi, sur les conseils de mes profs de l’X, la Chimie des matériaux et, si je fais le bilan de presque quarante ans de recherche, j’ai beaucoup changé de poste mais toujours travaillé sur des matériaux pour l’énergie.

J’ai passé dix ans à Jussieu en tant que chargé de recherches CNRS et soutenu deux thèses sur la conduction ionique, utile pour les batteries et aussi les piles à combustible. J’ai fait un séjour post-doctoral de deux ans aux laboratoires de Bell Communication research sur les supraconducteurs. J’ai passé une dizaine d’années à l’école Polytechnique en tant que directeur de recherches où j’ai travaillé, entre autres, sur les verres de confinement de déchets nucléaires. J’y ai aussi enseigné la Chimie pendant 12 ans.

Ce qui fait qu’en 2005, j’ai définitivement passé le pas en devenant professeur des universités à Chimie Paris Tech. J’y ai développé une recherche fortement partenariale avec l’industrie (Saint Gobain, Solvay, Renault, Eramet). Depuis septembre 2022, je suis professeur émérite, ce qui veut dire que je suis retraité de l’enseignement mais autorisé à travailler bénévolement dans mon laboratoire pour encadrer des doctorants sur des nouvelles batteries au lithium et aussi, sujet actuellement très médiatisé, sur la récupération du lithium et le recyclage des batteries.

Qu’est-ce qui vous rend le plus fier dans tout cela ?

À titre professionnel mon séjour aux États Unis où j’ai bénéficié de moyens fantastiques sur des sujets enthousiasmants, et aussi mes années d’enseignement en école d’ingénieur où j’ai pu transmettre ma passion et aussi une approche critique et innovante.

Mais avant tout, à titre privé, mes trois filles, nées en 1993, 1995 et 1997.

 

La rencontre organisée par les Anciens de Gay-Lu, samedi 17 juin prochain sera l’occasion de faire plus ample connaissance avec Philippe Barboux et d’en apprendre plus sur son parcours . En savoir plus sur la journée parisienne et la visite qui suivra.

Le traditionnel banquet annuel des Anciens de Gay-Lu va se dérouler le 19 novembre prochain. Comme le veut la tradition, c’est un ancien du Lycée Gay-Lussac qui en assure la présidence. Après Agnès Clancier, Robert Savy, Gérard Terrier et Danièle Lajoumard (pour ne citer que les derniers), cette année, c’est Jean-Marc Gabouty, chef d’entreprise, maire de Couzeix de 1995 à 2017 et ancien vice-président du Sénat, qui préside l’événement. Il a accepté, pour l’occasion de répondre à quelques unes de nos questions.

A quelle période étiez vous à Gay-Lussac ?

Je n’ai fréquenté Gay-Lussac que pendant 2 ans , de 1966 à 1968 après 8 années d’internat à La Souterraine. J’ai obtenu mon Bac D en juin 68, période où j’ai passé avec succès le concours d’entrée à l’ESC Poitiers.

M Jean-Marc GABOUTY présidant la séance au Sénat.

Comment s’est faite votre orientation professionnelle ?

Avec le Bac D, j’avais fait le choix d’une option généraliste associant maths, sciences et disciplines littéraires . Mon choix d’intégrer une École de Commerce relevait de la même démarche puisque associant droit commercial et social, marketing, finances, comptabilité, ce qui permet de s’appuyer sur un éventail de compétences plus large. Cette orientation m’a été précieuse dans mon parcours professionnel et d’élu politique.

Aviez-vous déjà en tête à l’époque votre engagement en politique ?

Non, mais je m’intéressais déjà à la vie publique locale et nationale et aux élections. Cette tendance s’était traduite par mon élection en terminale comme délégué de classe. Je me suis par la suite engagé dans le syndicalisme étudiant et j’ai été Président de la Corpo de Sup de Co Poitiers.

Quel a été votre parcours depuis le Lycée ?

En 1973, après mon service militaire et quelques mois dans un grand groupe – Total – (à l’époque les diplômés de l’enseignement supérieur choisissaient leur employeur !), j’ai travaillé pendant 8 ans dans un organisme de développement économique dont j’ai été Secrétaire Général de 1976 à 2001 (Comité d’Expansion du Limousin).

Je suis ensuite entré dans le secteur de l’imprimerie que je n’ai pas quitté depuis, avec plusieurs créations et reprises d’entreprises.

Parallèlement, je me suis engagé dans la vie publique en 1983 aux élections municipales à Couzeix où, 39 ans plus tard, je suis toujours élu après avoir été maire pendant 22 ans (1995 -2017). J’ai également été Conseiller Général pendant 16 ans puis Sénateur de la Haute-Vienne de 2014 à 2020 (Vice-président du Sénat pendant 3 ans) . Membre du Parti Radical depuis 1973 , je participe à la direction nationale en qualité de trésorier.

Ce parcours, avec des engagements qui s’inscrivent dans la durée, m’a procuré de multiples contraintes mais m’a aussi apporté de belles satisfactions dans la concrétisation de certains projets et dans la richesse des expériences et des relations humaines.

M. Jean-Marc Gabouty en compagnie d’ Emmanuel Macron alors candidat, le 28 avril 2017 à Oradour-sur-Glane – photo Le Populaire

Quels conseils pouvez-vous prodiguer aujourd’hui aux élèves de Gay-Lussac ?

Les époques sont différentes et les modèles de parcours et de vie ne sont pas reproductibles. Certains traits de caractère comme l’optimisme, la persévérance, la lucidité, la détermination peuvent faciliter la réussite qui demeure une appréciation très personnelle. Sur un plan humain, l’autocritique et la modestie ne sont pas de mal non plus !

Je leur conseille d’oser mais de rester eux-mêmes et d’accepter les différences.

 

Merci à Jean-Marc Gabouty de ce partage.

Consultez d’autres interviews et témoignages d’anciens du Lycée Gay-Lussac 

 

Le fameux banquet parisien va enfin pouvoir avoir lieu cette année (après deux reports), le samedi 18 juin prochain, sous la présidence d’un ancien de renom au parcours remarquable, l’Amiral Alain Coldefy. A l’occasion de la préparation de cette journée, Jacques Levet, en charge de la section parisienne des Anciens de Gay-Lu, a rencontré l’Amiral Coldefy. 

C’est sous la présidence de l’Amiral Alain Coldefy que se tiendra cette année le banquet organisé par la section parisienne des Anciens de Gay-Lu. Pour ceux qui le souhaitent, le banquet sera suivi d’une visite commentée du musée de l’Armée dans le cadre prestigieux de l’Hôtel National des Invalides.

+ d’informations sur la rencontre du 18 juin 2022 à Paris et pour ceux qui le souhaitent réserver sa place en ligne avant le 30 mai.

 

Amiral Alain ColdefyVous êtes né à Limoges et ancien élève de Gay-Lussac. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Je suis né en effet à Limoges le 25 novembre 1946, chez mes grands-parents maternels, avenue Emile Labussière, comme d’ailleurs ma sœur Anne-Marie en 1948. J’ai du côté maternel une ascendance auvergnate mais mon grand-père est venu au début des années 30 à Limoges et s’y est installé définitivement. Il y travaillait pour les établissements Bergougnan (les pneus) avenue des Bénédictins et ma grand-mère y a été receveuse des PTT, métier qu’elle avait exercé pendant a guerre et poursuivi après.

Mon père étant médecin militaire, nous avons vécu à Limoges pendant ses absences, dont l’Indochine ce qui m’a conduit alors à l’école primaire de Montjovis. Plus tard lorsqu’il a pris la direction de l’Hôpital de Batna en Algérie, je me suis retrouvé en 1959 en 3ème à Gay-Lussac. Mes parents avaient alors une maison avenue des Ruchoux et ma sœur a fait ensuite toute sa scolarité au Lycée de jeunes filles. Je suis resté seulement un an, ayant réussi en 1960 le concours pour entrer en seconde au Prytanée Militaire de La Flèche.

Du côté paternel ma famille est originaire depuis de nombreux siècles du Lot et je suis citoyen d’honneur de Rocamadour, tout près de Labastide-Murat.

Vous êtes donc originaire du centre de la France et on peut vous poser la question de savoir pourquoi vous avez choisi la mer pour horizon…

Il n’y a en effet aucun marin dans ma famille. Je crois que la réponse est simple si j’essaie de revenir bien des années en arrière. J’aimais les récits de découvertes, aussi bien de la nature que des hommes, l’inconnu de la navigation aussi bien sur terre, comme le Sahara ou sur mer, et le ciel et ses étoiles me fascinait.

J’étais orienté vers une carrière d’ingénieur et en classe préparatoire, dès la classe de Maths Sup, le concours de l’Ecole Navale me tentait. Je n’ai d’ailleurs passé que ce concours, étant alors un peu en avance et capable de me reconfigurer éventuellement en « cubant ».

Par la suite le métier si riche de sens et de sel d’officier de marine m’a enthousiasmé et je suis resté pendant 41 ans dans la Marine Nationale avant de rejoindre l’industrie.

 

La rencontre organisée par les Anciens de Gay-Lu, samedi 18 juin prochain sera l’occasion de faire plus ample connaissance avec l’Amiral Coldefy et d’en apprendre plus sur son parcours et la fabuleuse énergie qui l’anime. En savoir plus sur le Banquet parisien et la visite qui suivra.

 

« La mer ouvre de grands horizons pour de nouveaux défis en matière économique, mais la volonté politique est nécessaire. » Alain Coldefy

Consultez l’article publié à l’occasion de la sortie des mémoires de l’Amiral Coldefy « Le Sel et les Etoiles »

Le 8 mai dernier, ils étaient 23 participants à partir sur les pas de George Sand, à l’occasion de la sortie culturelle organisée par l’association des Anciens de Gay-Lu. Une journée au cœur du Berry, pour entrer dans l’intimité de ce grand écrivain du XIXe siècle.

Merci à la Commission culture pour l’organisation : Gérard Peylet, Askolds Vilks, Nicole Ferrier-Caverivière, Paula Iselin

Portrait de George Sand

Portrait de George Sand par Auguste Charpentier, 1838

George Sand, grand écrivain romantique

Nous avons choisi de placer cet itinéraire du 8 mai sous le signe d’un grand écrivain romantique qui fut aussi un maître à penser exceptionnel.
George Sand est un des écrivains du XIXème en qui s’incarne le mieux le siècle, l’esprit du temps où elle vécut, ses passions, ses aspirations, ses déceptions. On la trouve liée à tous les grands courants du siècle aussi bien politiques, religieux, que philosophiques et littéraires. Il y a dans son œuvre cette dimension d’universalité, d’humanisme. Elle a vécu le siècle, et elle l’a traduit dans son œuvre romanesque et autobiographique, dans des essais de toutes sortes, dans sa correspondance magnifique. Tous ces textes sont marqués par une générosité exceptionnelle, un désir d’améliorer la condition humaine en plaçant toujours un immense espoir dans l’éducation.

 

1. Le Domaine de Nohant

La première étape de ce parcours était consacrée à la visite du Domaine de Nohant : visite de la belle maison du XVIIIème qui a été conservée dans l’état qui était le sien du temps de Gorge Sand, puis visite libre, du parc et du jardin.

Nohant est la véritable patrie de George Sand; c’est le sanctuaire de ses souvenirs, son foyer, son asile, sa retraite. Sa vraie vie, et la plus grande partie de l’année, elle la vivait à Nohant; C’est là qu’elle a écrit son œuvre. Nohant, sous l’empire, devint une sorte de colonie artistique et littéraire, un centre intellectuel où se raccordaient les idées et les hommes, de toutes les directions de la pensée et de l’art.
C’est là que les paysans ses voisins ont inhumé “la bonne dame de Nohant”.

Cette visite fut commentée par Gérard Peylet (Nohant) et Askolds Vilks (jardin, herbiers).

 

2. Les Fresques de Vic sur Nohant

La seconde étape de cet itinéraire, tout près de Nohant, nous a permis de découvrir les magnifiques fresques de l’église de Vic (orthographiée aussi Vicq). Le nom de George Sand est attaché en 1849, au sauvetage de cette œuvre d’art unique.

Longtemps désaffectée et fort délabrée, l’église de Vicq a un nouveau desservant au milieu du XIXème, qui sous le badigeon des murs découvre des fresques remarquables du XIIème. George Sand alertée intervient aussitôt pour obtenir et le classement de l’église et des crédits pour la réparer. Mérimée prononce le classement sans délai, ce qui sauve les fresques qui ornent les deux faces d’un mur séparant le chœur de la nef, ainsi que les murs du chœur, la paroi et la voûte de l’abside.

Illumination face aux fresques de Vic sur Nohant

 

3. Les pierres jaumâtres

Pierres Jaumâtres. Tarann, dieu du Tonnerre (c.1930)

La troisième étape de ce parcours sur les pas de George Sand s’est terminée par une promenade autour d’un haut lieu romanesque de l’œuvre romanesque sandienne, nourri de légendes et qui ouvre dans un prologue poétique son roman de 1844 « Jeanne » : les pierres jaumâtres (George Sand écrivait jomâtres). Nous avons pu admirer ces pierres, spectaculaires, au sein d’un paysage creusois sauvage, un peu désertique, que l’auteure romantique aimait particulièrement.

Cette promenade fut commentée à deux voix : angle littéraire avec lecture d’une page de Jeanne par Gérard Peylet, et observations scientifiques par Askolds sur la nature de ces pierres et sur la végétation du lieu.

 

Encore un nouveau rendez-vous synonyme de convivialité et de partage parmi les Anciens de Gay-Lu !

Consulter les prochains événements

Rendez-vous le vendredi 28 juin prochain, pour la traditionnelle rencontre de fin d’année scolaire, pour les Anciens de Gay-Lu. Au programme, une conférence de notre camarade Laurent Bourdelas suivie d’un déjeuner au Lycée.

11h – Conférence « Les bouchers du Château de Limoges » (inscription gratuite) en salle Joseph Stork par Laurent Bourdelas à l’occasion de la sortie de son livre.

12h30 – Déjeuner au réfectoire du Lycée (25 € par personne)

Les inscriptions sont ouvertes (jusqu’au 20 juin) !!!

Tout savoir sur l’événement

Retour sur la Rencontre de Gay-Lussac avec Pierre Bergounioux, le 4 mai 2017 au Lycée.

Photo souvenir des rencontres de Gay-Lu

Pierre Bergounioux entouré de Laurent Bourdelas, Jean-Pierre Levet et Pierre Laumond

L’assistance était plutôt nombreuse pour la venue de Pierre Bergounioux au lycée, exactement 50 ans après qu’il y soit passé en hypokhâgne, pour préparer le concours de l’E.N.S. où il obtint son agrégation. Il y retrouva notamment son ami Pierre Laumond, avec qui il fit une partie de ses études et qui, lui-même, enseigna au lycée en classe prépa littéraire où j’eus la chance de l’avoir comme professeur de lettres modernes.

L’émotion de l’écrivain était donc grande.

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Les deuxièmes Rencontres de Gay-Lussac ont permis au public – parmi lequel des adhérents de l’association Droujba – de découvrir Michel Aucouturier, lors d’un entretien animé par Laurent Bourdelas suivi de questions des personnes présentes.

Michel Aucouturier, est né en 1933 et il a longtemps enseigné le russe à l’Université de Genève puis à la Sorbonne. Découvrant la poésie de Pasternak durant ses études, il a poursuivi ses recherches sur le poète en Russie, où il a séjourné comme boursier du gouvernement français. Il traduit aussi du russe en français. Professeur de langue et littérature russe émérite à Paris IV La Sorbonne et à l’Ecole Nationale Supérieure, il est aussi l’un des grands spécialistes de l’oeuvre de Léon Tolstoï. Il est l’auteur du premier livre publié en France en 1964 sur le poète russe Boris Pasternak (1890-1960), lauréat du Prix Nobel de littérature 1958. Il a depuis dirigé la publication de son œuvre dans la collection de la Pléiade.

Et c’est autour de son nouvel ouvrage : Un poète dans son temps Boris Pasternak (Editions des Syrtes), qu’était articulée la Rencontre.

Boris Pasternak, né en 1890, est l’un des plus grands poètes du XXème siècle. Son éveil à la poésie a coïncidé avec la Révolution de l’été 1917, qu’il a perçue comme « un dieu descendu du ciel sur la terre, le dieu de cet été » et célébrée dans Ma sœur la vie, le recueil qui ouvre son itinéraire de poète. Sa fidélité au principe lyrique de la poésie l’a cependant amené à opposer une résistance obstinée à l’idéologie de plus en plus rigide et mortifère qui envahissait les idéaux proclamés par le communisme triomphant. L’objectivation de cette expérience lyrique et de sa résistance à l’idéologie dominante s’est réalisée dans le roman Le Docteur Jivago qu’il tenait pour l’œuvre de sa vie. Publié à l’étranger malgré l’opposition des autorités soviétiques (Michel Aucouturier a raconté tout cela dans une atmosphère très « espions et guerre froide »), ce roman apporte à Pasternak une renommée internationale et une violente persécution dans son pays où il est aujourd’hui réhabilité et célébré.

un public nombreuxLa Rencontre a également permis d’évoquer la famille de Pasternak, son père peintre, illustrateur de Tolstoï, sa mère musicienne, la question de la judéité… La première vocation aussi, du poète : la composition musicale, suite à la découverte de Scriabine, avant le renoncement. Et puis, les études de philosophie, à Moscou et à Marbourg. Les relations, toujours inspirantes mais souvent compliquées, avec les femmes. Celles avec le futurisme et Maïakovski, Staline et Tsvetaeva ou Rilke.

Michel Aucouturier s’est appuyé sur les nombreux documents devenus accessibles depuis la mort du poète en 1960, en particulier sur sa nombreuse correspondance, et sur les nombreux souvenirs des contemporains de Pasternak, pour retracer l’itinéraire de ce poète qui a dû affronter son temps pour préserver sa personnalité et faire entendre sa voix. Il a expliqué comment il avait échangé avec les proches du poète et Laurent Bourdelas a signalé l’intérêt des photographies publiées dans l’ouvrage.

Page et plume partenaireMerci à Michel Aucouturier pour sa participation.
Merci à la librairie Page et Plume pour leur soutien.

 

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