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Notre camarade Gérard Peylet nous partage sa passion littéraire pour George Sand, au travers de cet essai “De l’universel à l’intime”. Une publication qui fait écho à une sortie culturelle organisée par la commission Culture des Anciens de Gay-Lu, “Sur les pas de George Sand” en mai 2019.

 

Le mot de l’éditeur

Grand écrivain romantique, maître à penser exceptionnel, George Sand est un des auteurs en qui s’incarne l’esprit du temps où elle vécut, ses passions, ses aspirations, ses déceptions. On la trouve liée à tous les grands courants aussi bien politiques, religieux, que philosophiques et littéraires. Il y a dans son œuvre une dimension d’universalité, d’humanisme. Elle a vécu le siècle, et elle l’a traduit dans son œuvre romanesque et autobiographique, dans des essais de toutes sortes, dans sa correspondance. Tous ces textes sont marqués par une générosité exceptionnelle, un désir d’améliorer la condition humaine en plaçant toujours un immense espoir dans l’éducation.

Ce livre éclaire l’unité de la pensée et de l’imaginaire sandien dans une diversité étonnante d’écritures et de genres. Il souligne aussi la modernité d’une œuvre dont le succès en France et dans le monde est toujours grandissant depuis le dernier tiers du XXe.

Si les études sandiennes sont nombreuses, on n’avait jamais encore abordé l’ensemble de ses textes, de façon aussi personnelle, en refusant de séparer, pour comprendre cette œuvre en profondeur, la personnalité, la pensée, et l’art de l’auteure. Un seul fil rouge réunit, dans la continuité, les trois parties de ce livre : la générosité, “l’œil du cœur”.

 

« George Sand, de l’universel à l’intime : “l’œil du cœur” » de Gérard Peylet. Editeur : Presses Universitaires de Bordeaux, Collection Imaginaires et écritures. Livre broché, format 16x24cm. 272 pages. ISBN : 979-10-300-0580-6. Septembre 2021

Biographie de l’auteur

Gérard PeyletGérard Peylet, professeur à l’Université Bordeaux Montaigne, est spécialiste de littérature moderne et contemporaine, plus particulièrement du XIXe siècle, du romantisme et de la littérature « fin de siècle ».  Il a publié récemment Joseph Rouffanche : une grande voix poétique (PULIM, 2019), L’intime en question aujourd’hui (Edilivre, 2020) et Ce territoire auquel on appartient (Edilivre, 2020). Impliqué depuis quelques années au sein des Anciens de Gay-Lu notamment dans la Commission culture, il est également la cheville ouvrière de la création de l’association ARAL (Association Régionale des Amis du Limousin).

Après deux expériences de confinement, notre camarade François Frugier a couché ses pensées et réflexions sur le papier. Avec “Le masque ou la prune”, il partage avec humour ses humeurs de confiné sous forme de chroniques, aujourd’hui éditées à compte d’auteur.

 

Le masque et la prune

Dans le contexte anxiogène que nous avons connu au printemps, excédé par la confusion qui régnait entre polémiques et controverses, j’ai voulu témoigner, décrire ce que je vivais et ce que je ressentais au quotidien: une chronique des humeurs d’un confiné limougeaud en quelque sorte. J’ai essayé d’ajouter un peu d’humour et de dérision, de fantaisie également en agrémentant le récit tantôt d’une fable, tantôt d’un poème ou encore d’un pamphlet…

 

“Le masque ou la prune. Chroniques des humeurs d’un confiné limougeaud” – 122 pages. Janvier 2021
Dépôts en librairies à Limoges (13 €), ou disponible directement auprès de l’auteur (10 €) : francois.frugier831[@]orange.fr

 

François Frugier est originaire de Limoges. Après ses jeunes années au Lycée Gay-Lussac, il poursuit ses études et après son service militaire, entre chez Legrand pour y effectuer toute sa carrière. Il sera membre du comité de direction jusqu’à sa retraite en 2007. Après deux ouvrages “Regards sur les Ressources humaines” dans lequel il revient sur ses souvenirs professionnels, et “La Mémoire qui s’éloigne” relatif à ses souvenirs d’enfance, il signe avec “Le masque et la prune” son troisième ouvrage. François est impliqué depuis de nombreuses années dans l’association des Anciens de Gay-Lu.

 

Notre camarade, Gérard Peylet livre un nouvel essai “L’intime en question aujourd’hui”. Après sont précédent ouvrage sur l’éducation, il est ici question de l’intime.

Gérard Peylet, L'intime en question aujourd'huiL’intime est une dimension importante de la vie humaine. Quelles seraient les conséquences de sa disparition? En ces temps de crise sanitaire, la question devient encore plus aiguë.

L’intime est une catégorie de pensée difficile à cerner. C’est ce qui est « plus intérieur à moi que ce que j’ai de plus intérieur », selon la définition qu’en donne Augustin dans ses Confessions. L’intime peut être à la fois le plus essentiel et le plus secret, se dérobant aux autres , et aussi ce qui nous associe le plus profondément à l’Autre et porte au partage avec lui.

Aujourd’hui, l’intime se trouve au centre d’une contradiction. Incontestablement il est lié à la modernité et cependant le monde actuel est une menace pour l’intime alors que jamais il n’a été, à l’heure de la mondialisation, aussi nécessaire . L’expérience de l’intime passe par la sensibilité pour accéder à des réalités profondes auxquelles la raison cartésienne ne peut avoir accès, à une part obscure et profonde de nous-même qui reste invisible, car elle est de l’ordre du mystère, du non savoir. C’est une autre forme de connaissance -non reconnue par les scientifiques- qui ne peut passer que par l’expérience subjective.

“L’intime en question aujourd’hui”, Gérard Peylet, Edilivre, Juin 2020
ISBN 978 241 446 4227 – Prix conseillé : 9,50 €

 

Gérard PeyletGérard Peylet est Professeur émérite de littérature moderne et contemporaine à l’Université de Bordeaux Montaigne. Gérard Peylet est impliqué dans différentes associations,  président de l’ARDUA (Association Régionale des diplômés d’Aquitaine) qui remet chaque année son grand Prix littéraire dans les salons de la mairie de Bordeaux, président de l’ARAL Association régionale des amis du Limousin et membre actif du conseil d’administration de l’association des Anciens de Gay-Lu .

Avec son ouvrage “Pas de TGV pour les ploucs. Déménagement des territoires et désintégration sociale”, Bernard Cubertafond, ancien de Gay-Lu, nous propose ici un essai au titre évocateur, dans lequel il évoque le ressentiment d’un territoire limousin enclavé, ainsi que le vécu d’un homme tiraillé entre Paris et province.

 

Pad de TGV pour les ploucsLa politique volontariste d’aménagement du territoire s’efface derrière une insidieuse volonté de mise en concurrence des villes et des régions. Et de mise sous tutelle des élus sommés d’entrer dans des cadres d’action et de faire des économies. Pas de TGV pour les ploucs est la complainte de ce que les sachants parisiens, qui choisissent les grands investissements d’ “interêt général”, appellent, coloniaux, et condescendant, “les territoires”. Il.insiste sur le Limousin à qui on a promis, puis refusé, le TGV, et dont on a, sans réel débat, supprimé la région. Il alerte : “ne serait-il pas en train de multiplier les “territoires perdus” de la République” ?

“Pas de TGV pour les ploucs. Déménagement des territoires et désintégration sociale” – Les éditions des gens qui doutent – Novembre 2018 – ISBN 979-10-699-3035-3 – Prix 7,50 €
En vente dans les librairies Page et Plume et Anecdotes à Limoges.

 

Bernard CubertafondBernard Cubertafond, professeur de droit public et de sciences politiques, a enseigné à Limoges, Rabat, Sciences-po Grenoble et Paris 8. Auteur d’études et ouvrages devenus classiques sur l’Algérie, le Maroc et le droit constitutionnel, on lui doit aussi des récits dont le très piquant Province, capitale Limoges. Il a suivi toute sa scolarité secondaire au Lycée Gay-Lussac, ainsi que son Hypokhâgne (1957-1965).