Quand le bac faisait trembler ses candidats

Une formalité, le baccalauréat ?

Il fut longtemps un examen couperet qui terrorisait le petit bataillon des garçons (et des filles) que la République admettait dans ses lycées de préfecture et de sous-préfecture.

Toucher le pied de la statue de Gay-Lussac à l’entrée du lycée : un porte-bonheur pour de nombreux élèves avant leurs examens, toutes générations confondues

Le 20 septembre 1919, Le Populaire du Centre livre les résultats définitifs du cru de l’année 1918-1919 pour le lycée Gay-Lussac, une fois passée la session dite de rattrapage de septembre.

L’établissement a présenté 159 garçons au bac, toutes sections confondues. Les 98 admissibles rescapés de l’écrit (63%) se réduisent au final, une fois les oraux passés, à 67 reçus seulement, soit 42% ! En maths : 14/31, en section philo : 11/26 ; latin-langues : 8/17 etc. Et 4 mentions Bien en tout.

De quoi nourrir les rangs des redoublants en terminale, et même, ce qui se voyait encore dans les années 1950, des triplants…

 

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