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« Un enfant des Coutures » de Gérard Terrier

Notre camarade Gérard Terrier, ancien du lycée Gay-Lussac, évoque les souvenirs de son enfance vécue à la Cité des Coutures, l’une des plus anciennes cités ouvrières de Limoges. Il décrit l’esprit de solidarité qui régnait dans ce grand ensemble d’immeubles, ainsi que les personnages qui ont marqué l’histoire récente de la ville.

Couverture Un enfant des couturesLa Cité des Coutures est une des plus anciennes parmi les cités ouvrières de la ville de Limoges. Sa situation, près de la Gare des Bénédictins fait que son histoire est très liée au monde cheminot.
Pour y avoir vécu une partie de son enfance, l’auteur nous plonge dans ce qui fait la vie d’un quartier : ses locaux, ses habitants, leur mode de vie…
Au fil de souvenirs très personnels, nous découvrons l’état d’esprit de cet ensemble d’immeubles où règne une humanité, un sens de la solidarité que l’on ne trouve plus dans ce qu’il est convenu d’appeler « les grands ensembles ».
Ce livre est aussi une galerie de portraits de personnages qui ont marqué l’histoire récente de Limoges ou plus particulièrement la Cité des Coutures.
Laissez-vous prendre au charme suranné de ce récit où l’on perçoit une vraie fidélité à des racines populaires et à des valeurs universelles qu’il est réconfortant de rencontrer encore de nos jours.

Un enfant des couturesEditions de la Veytizou P.L. – Collection : Eclats de villes – Octobre 2018
Reliure : Broché– Format 21 cm x 15 cm – 203 pages – ISBN: 978-2-35192-210-1 – 22€ en librairie

 

Gérard TerrierAncien élève de l’école primaire du boulevard Saint-Maurice et du lycée Gay-Lussac, Gérard TERRIER entre à la Faculté de Médecine de Limoges et il deviendra Médecin hospitalier durant des décennies. En 2004, il est nommé Chef de service des soins palliatifs du C.H.R.U. Dupuytren. Par ailleurs, il s’adonne à l’Écriture avec bonheur et il a publié plusieurs ouvrages aux Editions de La Veytizou, notamment Souvenirs d’un Carabin (2 Tomes) et HOSTO Biographie.

 

Offre spéciale pour les Anciens de Gay-Lu !
Possibilité de commande directe auprès de notre camarade Gérard Terrier : l’auteur propose d’abandonner ses droits, le livre se retrouve alors à 20 €… sans compter la dédicace s’il dispose du prénom de l’acheteur !
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Le monument aux morts du Lycée

Le monument aux morts du Lycée. Un lieu de mémoire et marque d’espérance dans la solidarité entre les générations.

Monument aux Morts du Lycée Gay-Lussac

Source : www.memorialgenweb.org – Licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0

Edifié à l’initiative de l’Association des anciens élèves, le monument aux morts a été inauguré le 16 février 1922.

Il est placé dans le vestibule de l’entrée principale, boulevard Georges Périn. Auparavant un premier monument (aujourd’hui disparu) avait été réalisé en 1877 commémorant les noms des 19 élèves morts durant la guerre de 1870 et qui ont été repris dans l’actuel monument.

A l’occasion du 150ème anniversaire de sa création, l’association des anciens élèves et fonctionnaires du Lycée Gay-Lussac a fait restaurer le monument en 2017.

 

Le monument se compose d’un bas relief de marbre blanc, œuvre du sculpteur Pierre-Félix Masseau, dit Fix-Masseau supporté par deux consoles à denticules et sommé d’un vase/urne avec draperie. Le tympan est sculpté de feuillages en relief sortant du cadre.

La partie centrale est accostée de deux plaques de granite bleu turquin portant les morts des guerres de 1870 et 1914-1918 ; elles portent chacune une couronne de chênes accrochée à un cartouche oblong. Sous ces deux plaques ont été rapportées deux plaques de granite de même couleur sur lesquelles figurent les noms des lycéens morts durant la guerre 1939-1945. Postérieurement on été ajoutées des plaques portant les noms des morts des guerres d’Indochine, Algérie et coloniales, des élèves juifs déportés, ainsi qu’un rappel des élèves engagés dans un réseau de résistance propre au lycée, le 17ème barreau.

Le bas relief central de marbre blanc s’ordonne entre la verticalité du personnage féminin debout, la Victoire aux ailes déployées et l’horizontalité du soldat gisant à ses pieds.

Couverture du livret d'inauguration

Livret d’inauguration du Monument – Source BNF Gallica

De part et d’autre de la Victoire, comme protégés sous ses ailes, deux groupes de trois personnages : à gauche une veuve, les yeux tournés vers la Victoire, tenant son petit enfant dans les bras, tandis que son autre enfant tend ses bras vers la victoire, comme il le ferait avec son père et à droite trois jeunes – deux garçons et une fille. Les garçons sont traités comme de jeunes éphèbes nus. Le garçon du premier plan adopte une posture signifiant qu’il protège les deux autres jeunes placés en léger retrait. Le soldat au sol a son buste redressé par une femme qui oriente son visage vers la Victoire afin qu’il voit que son sacrifice n’a pas été vain. De son côté la Victoire tient dans sa main droite la palme du martyr et la couronne symbole de la victoire.

Dans un registre esthétique antique le sculpteur a voulu montrer comment la Victoire ailée récompense les morts et les vivants tout en soulignant la force de la relève, les fils remplaçant les pères, en dignes héritiers des héros antiques.

 

Fix-Masseau sculpteur (1869-1937)

Directeur de l’Ecole des Arts décoratifs de Limoges jusqu’en 1935, et conservateur du Musée Adrien-Dubouché (1907-1936), il est à la fin du XIXe siècle l’un des artistes reconnus de l’art décoratif moderne. Il crée des objets dans lesquels le fantasme et le rêve se mêlent à l’évocation de la nature. Son goût marqué pour la figure féminine associée à des motifs floraux, sa fascination pour l’insolite, son intérêt pour les objets domestiques en font l’un des représentants de l’Art nouveau mais également du symbolisme. Il est exposé au Musée d’Orsay.

Il a réalisé en 1926 le monument aux morts de l’École militaire d’infanterie de Saint-Maixent, ainsi que de nombreux masques mortuaires dont celui du romancier et académicien Paul Bourget. Il exécuta un Monument à Charles Baudelaire, érigé en 1936 dans le jardin du Luxembourg à Paris, et inauguré le 22 avril 1941.

 

Références / Sources

  • Association des anciens élèves, fonctionnaires et anciens fonctionnaires du lycée Gay-Lussac, A nos morts. Inauguration du monument commémoratif. Les Noms glorieux. Liste des souscripteurs et des anciens élèves, Limoges, Impr. Guillemot et de Lamothe, 1922.
  • Jean Orabona, Livre du centenaire de l’association des anciens élèves, fonctionnaires et anciens fonctionnaires du lycée Gay-Lussac.( 1867-1967), 1969
  • Philippe Grandcoing, Michel Kiener, Michel Métrot et Pascal Texier, « Les destins d’un lycée : Gay Lussac, Limoges », Ed. Culture et Patrimoine en Limousin, 2011.
  • Françoise Maison Conservatrice des Antiquités et Objets d’Arts de la Haute Vienne 2017.

Plus d’informations sur les Monuments aux morts

 

Devoir de Mémoire

Le devoir de mémoire fait partie intégrante des missions de l’association. Chaque année, une commémoration a lieu au mois de novembre, par l’Association des anciens du lycée avec la participation des élèves.  A l’initiative de l’Association des Anciens de Gay-Lu, avec le soutien du Lycée, une restauration du Monument au mort a été réalisée durant l’été 2017.

 

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Ce texte est une mise à jour de celui initialement publié le 13 juillet 2017.

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