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Littérature et Documents : les Lauréats du Prix ARAL 2019

Chaque année, l’ARAL, Association Régionale des Amis du Limousin, récompense les auteurs d’ouvrages mettant en valeur l’identité de la région, ses qualités, les richesses de son patrimoine. Pour l’édition 2019, deux de nos camarades, Anciens de Gay-Lu, sont récompensés : Pascal Plas et Fabrice Variéras.

 

L’Association Régionale des Amis du Limousin

ARALL’ARAL (Association Régionale des Amis du Limousin) a été fondée en juin 2015. Elle a pour but d’intervenir dans la vie culturelle régionale en mettant en valeur les richesses du patrimoine et l’identité de la région Limousin.

Elle repose sur trois manifestations différentes:

  • Un cycle de conférences au rythme d’une conférence tous les deux mois qui explore toutes les facettes de l’identité du Limousin
  • L’organisation de deux Journées itinérantes “Paysage et Patrimoine” au Printemps et à l’Automne
  • La remise d’un Prix ARAL.

Plus d’informations sur l’ARAL

 

Le Prix ARAL

Ce prix ARAL sera remis pour la troisième fois le 4 mars 2019 à la Bfm, à 17h. Il se divise en deux catégories : un Prix littéraire et en un Prix documentaire. Pour organiser ce Prix, l’association a bénéficié du soutien de la Bfm (Espace patrimoine) et de l’ALCA (ancien CRL).

Le prix ARAL récompense l’auteur d’un livre qui met en valeur l’identité de la région, ses qualités, les richesses de son patrimoine. La publication doit être récente (sur une période d’un an, de la fin octobre au 1er novembre de l’année suivante).

Le jury de l’ARAL s’est réuni le jeudi 24 janvier pour choisir les deux Prix ARAL 2019 à partir des ouvrages présélectionnés dans chacune des deux catégories. Comme l’an dernier, il a retenu des ouvrages qui avaient un lien profond avec le Limousin et faisaient preuve d’une qualité d’écriture.

Devant la richesse et la diversité des livres retenus pour le Prix Document le jury a divisé exceptionnellement le Prix Document 2019 en un Prix Limousin et un Prix Limoges.

Ce jury a attribué :

  • le Prix documentaire Limousin à Fabrice Varieras et Lionel Londeix pour leur livre Limousin (éditeur La Geste).
    Ce beau livre d’art a la volonté de célébrer un territoire. Le magnifique travail du photographe fait sentir ce qui à leur insu attache souvent les limousins de coeur à cette terre, qui leur fait sentir comment ils savent qu’ils appartiennent tout entier à ce pays. Ce livre n’est pas un catalogue, ni un guide touristique. Son traitement du sujet Limousin est original, puisque loin de tout cliché qui viserait le pittoresque facile ou le sensationnel, il nous propose une exploration intime et poétique de ce territoire que nous aimons. Pour cela, il cherche à capter, dans un lieu, comme le poète, « l’instant poétique ».
  • le Prix documentaire Limoges à Pascal Plas pour son livre Roger Gonthier, un architecte singulier (éditeur Le Puy Fraud).
    Roger Gonthier, un architecte singulierLe jury récompense un très bon livre qui manquait sur l’architecte Roger Gonthier qui a largement façonné la ville dans l’entre-deux guerres. L’ouvrage est très technique, très instructif, très documenté. Petite réserve discutable d’ailleurs puisque le but recherché est l’objectivité: l’historien Pascal Plas a choisi la rigueur scientifique, il a d’abord fait un travail de collecte remarquable. Il faut souligner la qualité de la documentation et sa réalisation graphique, la rigueur de la présentation, du plan, la précision de la narration et la précision exigeante dans la description des projets. Dans un style qui demeure de bout en bout objectif, il rend bien compte de l’ampleur et de la diversité des travaux de Gonthier, de leur nouveauté aussi.
  • le Prix Littérature à Jean-Marie Borzeix pour son roman L’homme qui aimait les arbres (éditeur Bleu autour).
    Il s’agit d’un récit autobiographique original, très émouvant, bouleversant même, qui pourrait s’intituler Le Livre de mon père. Le déversement de ses moindres états d’âme, la complaisance autobiographique sont à la mode aujourd’hui, mais tel n’est pas du tout le cas ici. L’auteur y parle avec pudeur, tendresse et gravité de son père, qui va mourir dans une maison de retraite et auquel il rend visite tout en essayant d’analyser et repenser (douloureusement mais pieusement) la relation filiale. Ce livre du Père constitue un magnifique adieu, d’autant plus touchant , qu’à partir de de ce point nodal final, l’auteur nous livre le récit d’une vie sans jamais abandonner la retenue et une pudeur extrême.

La déclaration et la remise des Prix auront lieu à la Bfm de Limoges, au pôle Patrimoine, le 4 mars 2019 à 17h, en présence de Monsieur Philippe Pauliat-Defaye, des auteurs, des éditeurs et de plusieurs personnalités. La cérémonie se clôturera par un verre de l’amitié offert par la Ville de Limoges.

Composition du jury 2019 :

  • Nicole Ferrier- Caverivière
  • Elisabeth Maciejowski
  • Thierry Ozwald
  • Rachel Lencroz
  • Sophie Leonard
  • Gabrielle Goulet
  • Françoise Lassoujade
  • Olivier Morand
  • Gérard Peylet

Toutes nos félicitations aux heureux lauréats.

 

Logotype des anciens du lycée gay-lussac de limogesChaque année, de nombreux camarades, Anciens du Lycée Gay-Lussac, publient des ouvrages sur de nombreux sujets. Vous pouvez retrouver régulièrement des articles les mettant en avant sur le Mag en ligne de l’association. Vous êtes un Ancien de Gay-Lu, vous avez récemment publié un livre, enregistré un album, réalisé un documentaire ou un film ? Faites-le nous savoir, nous nous en ferons le relais auprès des Anciens de Gay-Lu !!

 

« Joseph Rouffanche, une grande voix poétique » par Gérard Peylet

Notre camarade, Gérard Peylet, rend un hommage sensible à Joseph Rouffanche, grand poète limousin et ancien du lycée Gay-Lussac, au travers d’un essai paru aux éditions PULIM.

 

Joseph RouffancheJoseph Rouffanche, grand poète lyrique, discret et exigeant, a vécu en Limousin, loin de Paris, de ses modes et de ses snobismes. Il n’a pas connu la renommée nationale que son oeuvre méritait de rencontrer. Sa poésie n’existerait pourtant pas sans le Limousin, terre inspiratrice et fondatrice de l’écriture.
Il ne s’agit pas pour autant d’une oeuvre régionaliste. Elle nous plonge dans une méditation plus large sur l’être, la mémoire, le temps. C’est cette écriture moderne, épurée, universelle, ainsi que son étonnante évolution vers la forme brève – presque le haïku – que nous voulons faire connaître.

« Joseph Rouffanche, une grande voix poétique » – Editions PULIM Presses Universitaires de Limoges – Janvier 2019 – Livre broché, 124 pages. ISBN 978-2-84287-794-1. Prix conseillé 15 €.

 

Gérard PeyletGérard Peylet est professeur de littérature moderne et contemporaine à l’université de Bordeaux III, spécialiste de la littérature « fin de siècle » à laquelle il a consacré différents ouvrages. Il a écrit aussi un ouvrage sur George Sand Le Musée imaginaire de George Sand publié chez Nizet en 2005. Il a dirigé une vingtaine d’ouvrages collectifs et dirige depuis 1998 le Lapril (Laboratoire Pluridisciplinaire de Recherches sur l’Imaginaire appliquées à la Littérature) et, au sein des P.U.B, les collections Eidôlon et Imaginaires et Ecritures. Gérard Peylet est impliqué dans différentes associations, Les Anciens de Gay-Lu bien sûr, ainsi que l’ARAL Association régionale des amis du Limousin.

« Le Grand Dictionnaire du Limousin » par Laurent Bourdelas

C’est un dictionnaire sentimental du Limousin que propose notre camarade Laurent Bourdelas, historien et écrivain.

Le Grand Dictionnaire du Limousin - Geste EditionsUn ouvrage d’autant plus nécessaire que la région a été, par un trait de plume que beaucoup ont trouvé bien rapide, absorbée par La Nouvelle-Aquitaine. Ce beau livre illustré prouve que le pays qui regroupe la Corrèze, la Creuse et la Haute-Vienne est doté d’une forte et ancienne identité, construite au fil des siècles, par ceux qui y vivaient comme par ceux qui sont venus s’y installer, nourrie d’histoire, de culture et de nombreuses activités économiques. Si certains ont parfois remarqué des « archaïsmes » en Limousin, l’auteur préfère s’attacher à évoquer des traditions, sans oublier toutefois que nombreuses ont, aussi, été les innovations qui ont fait entrer la région dans la modernité et l’y maintiennent.

Au gré des diverses entrées, des articles agréablement écrits, Laurent Bourdelas – qui n’évite pas toujours la polémique – nous brosse le tableau d’un Limousin où il fait bon vivre, entre villes à taille humaine et campagne magnifique, montagnes et plaines, étangs et rivières, bonnes tables et terrains de sport, musées et entreprises dynamiques …

Le Grand Dictionnaire du Limousin – Laurent Bourdelas – Editeur : Geste Editions – 2018 – 24 x 32 cm – 160 pages – ISBN: 9782367469560 – 29,90 €

 

Laurent BourdelasLaurent Bourdelas, écrivain, fait partie des Anciens de Gay-Lu. Impliqué dans l’association, il est notamment à l’origine de la création des Rencontres de Gay-Lussac.

 

Anciennes et anciens de Gay-Lu, vous avez vous aussi récemment publié un livre, réalisé un film ou même enregistré un album ? Faites-le nous savoir afin que nous puissions relayer l’information sur le Mag !

Apologie d’une création destructrice

Article rédigé par Romain Artiguebère, nouveau contributeur au Mag des Anciens de Gay-Lu, à l’occasion de l’anniversaire de la mort d’Alain Robbe-Grillet, disparu le 18 février 2008.

Qu’aurait-il pensé d’un panégyrique ? La question me taraude. Quelle distinction posthume peut-on décerner à un révolutionnaire de la prose ? L’interrogation demeure insoluble. Alain Robbe-Grillet a cassé l’image d’Epinal du vieux roman balzacien, rejetant les carcans formels et s’évertuant à écrire autrement. Le personnage ? La trame ? Le sens de l’intrigue ? Fioritures ! Considérations abrutissantes ! Poussières trop souvent érigées en totems ! L’académicien inabouti, décédé avant son intronisation sous la Coupole du Collège de France, a rayé les instructions des pères fondateurs et valorisé une évidence trop longtemps reléguée au rang de futilité : l’écrit est une réalité pour elle-même.

Alain Robbe Grillet par Daniel Janin Getty Images

Il est difficile de rendre hommage à un sapeur de traditions. Je ne sais pas vraiment comment on fait l’éloge d’un destructeur de règles établies par les plus grands génies de la Littérature. J’entends Robbe-Grillet pester contre mon texte, quintessence du conventionnel, condensé de principes obsolètes. Pour contrer la critique tout en satisfaisant le lecteur désireux d’en savoir davantage sur l’inspirateur du Nouveau Roman, je procèderai en deux temps. Je me soumettrai d’abord au formalisme ambiant pour dessiner les contours d’une œuvre aujourd’hui oubliée. Le subversif a lui aussi besoin d’un éloge appuyé. Je m’engagerai enfin dans une audacieuse entreprise d’exhumation, en déterrant un style enfoui sous la médiocrité d’une littérature devenue simple objet de consommation.

Découvrir les créations d’Alain Robbe-Grillet, c’est pénétrer dans un univers qu’il faut savoir appréhender. C’est accepter d’oublier les prérequis subrepticement imposés par la doxa des mots. C’est tenter d’abandonner les jugements de valeur hérités d’un conditionnement qui rend toute contestation des formes jusque-là établies résolument absurde. Si le sujet de ce papier a toujours refusé de considérer le Nouveau Roman comme une école de pensée ou une théorie réifiée, il n’a jamais caché vouloir établir des « formes romanesques, capables d’exprimer de nouvelles relations entre l’homme et le monde ». L’œuvre est première pour ARG, « seule expression possible [du] projet » de l’auteur. J’ajouterai que le Nouveau Roman est comme une destruction travaillée, une abolition anticipée, un soulèvement dûment réfléchi. Robbe-Grillet a contesté pour bâtir la littérature de son époque et mis en perspective –au travers d’une série d’articles publiés entre 1953 et 1963- ses assauts contre les gardiens d’un temple stylistique à dépoussiérer d’urgence. Cette ambitieuse entreprise de renouvellement initiée dans les années 1950 a donné corps à un courant méconnu, balayé par la soif «d’histoires bien ficelées ». Le Nouveau Roman est comme une mine de diamants laissés bruts à dessein. Dans cette métaphore, Zola, Gide ou La Fayette ne seraient que de vulgaires joailliers destinés à magnifier un trésor utilisé comme simple moyen. Les bijoux de la plume révolutionnaire ne sont pas plus travaillés que les matières premières émergeant des entrailles de la terre. Ils sont pour eux-mêmes avant d’avoir à servir à quelque chose. Le mot doit cesser d’être ce « piège où l’écrivain enfermerait l’univers pour le livrer à la société ».

Alain Robbe Grillet parmi les auteurs du Nouveau Roman

ARG libère par l’enfermement. Bien qu’enserrés dans le boulevard circulaire de la ville fictive des Gommes ou murés dans la cité fantôme du roman éponyme, nous prenons conscience d’une réalité : les carcans d’hier emprisonnent davantage que les subtils stratagèmes du Nouveau Roman.

J’ai souvent cherché à expliquer, à combler les interrogations d’un lecteur conditionné par l’épure formelle dont il est résolument esclave. J’ai fini par comprendre qu’on ne peut juger le Nouveau Roman à l’aune de préconçus balayés par ce courant littéraire tout à la fois rafraichissant et déstabilisant. Prenez Topologie d’une cité fantôme et vous comprendrez ce que voyager sans boussole veut dire. Nul ne peut faire le procès de Robbe-Grillet avec les concepts qu’il prétend abolir. Les codes inhérents au canevas balzacien ne sont pas des dispositions suprêmes gardées par l’autorité morale qu’incarnerait l’Académie. Un fervent républicain peut-il voir son opinion légalement acceptée dans une monarchie de droit divin ? Le crime de lèse-majesté serait pour l’expression de sa pensée une disposition castratrice, obligeant de facto l’individu à sortir du cadre institutionnel pour laisser le lecteur apprécier ses propositions. Il en est de même pour Alain Robbe-Grillet, constamment attaqué par les cerbères de la vieille Académie. Le Nouveau Roman se goûte comme un met venu d’ailleurs, inconnu de notre palais trop longtemps parasité par une forme d’assuétude. Sa critique est une analyse débarrassée des a priori forgés par cette habitude érigée en maître intouchable. ARG construit la discontinuité comme le Nouveau Roman fomente les assauts d’une plume soucieuse de réorganiser l’écrit. Topologie d’une cité fantôme demeure à mes yeux la quintessence du tsunami créatif déferlant sur ce qu’il nomme les « vieux mythes de la ’’profondeur’’ ». Tous les repères chers au lecteur sont dynamités pour laisser place à l’œuvre brute, sans signification ostentatoire ni délimitation palpable. L’analyse de Sylviane Schwer est à cet égard tout à fait passionnante. Pour la mathématicienne, spécialiste de la représentation et du traitement du temps linguistique, « [il y a dans cette œuvre] une recherche systématique d’abolition de toute causalité par le moyen le plus immédiat, l’abolition de toute temporalité, en tant que structure ordonnée. Ce qui donne une impression d’indescriptible chaos ».

 

Alain Robbe Grillet jeuneL’hommage posthume est une forme d’accaparement. Les projecteurs sont braqués sur les soubresauts d’un vécu que la caste médiatique se plait à dépecer pour en extraire le suc. Robbe-Grillet mort, est-ce bien là l’intérêt d’un tel article ? Non. Jamais l’ancien académicien n’aurait toléré que l’on réduise le corpus né de sa plume à un parcours de vie. « L’artiste ne met rien au-dessus de son travail, et il s’aperçoit vite qu’il ne peut créer que pour rien », rappelle-t-il dans l’un de ses écrits. L’œuvre est semblable au corps vivant. Présente. Concrète. Palpable. Balayons la causalité, abandonnons les interrogations scientifiques et terrassons la logique pour pénétrer dans sa cité fantôme. Détruisons « l’univers des significations » pour voir dans les gestes et objets des réalités pures. Songeons aux Gommes et à l’étrange évocation de cet outil érigé en sujet. Cet infime élément n’est plus une vulgaire matière mentionnée pour exécuter la besogne d’un personnage. Elle est, par elle-même et pour elle-même. De l’aveu même de Robbe-Grillet, les « choses […] n’accepteront la tyrannie des significations qu’en apparence ». Si les objets contenus dans les cahiers de l’auteur sont en eux-mêmes une revanche sur l’homme élevé au rang de grand ordonnateur, donnons une place prépondérante aux œuvres du Nouveau Roman. Piochons dans les vieilles étagères ces bijoux bruts et durs et (re)découvrons cette littérature encore injustement décriée. L’œuvre d’art n’est en rien le laquais d’une idée ou d’un homme. C’est une réalité. Un fait. Un phare admiré pour sa forme.

 

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« Baptiste » de Jean-Baptiste Renondin

Sortant de son Limousin natal, Baptiste part à la découverte d’un monde nouveau, un roman signé de notre camarade Jean-Baptiste Renondin, ancien du Lycée Gay-Lussac.

 

Baptiste : un roman inspiré

BaptisteCe nouveau roman de Jean-Baptiste Renondin tient du voyage initiatique. Voyage d’un jeune étudiant français dans les années 1950, un peu comme celui de Bardamu, entre les deux guerres, du Voyage au bout de la nuit de Céline. Lire la suite

Rencontre de Gay-Lussac avec Pierre Bergounioux

Retour sur la Rencontre de Gay-Lussac avec Pierre Bergounioux, le 4 mai 2017 au Lycée.

Photo souvenir des rencontres de Gay-Lu

Pierre Bergounioux entouré de Laurent Bourdelas, Jean-Pierre Levet et Pierre Laumond

L’assistance était plutôt nombreuse pour la venue de Pierre Bergounioux au lycée, exactement 50 ans après qu’il y soit passé en hypokhâgne, pour préparer le concours de l’E.N.S. où il obtint son agrégation. Il y retrouva notamment son ami Pierre Laumond, avec qui il fit une partie de ses études et qui, lui-même, enseigna au lycée en classe prépa littéraire où j’eus la chance de l’avoir comme professeur de lettres modernes.

L’émotion de l’écrivain était donc grande.

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Entretien avec Michel Aucouturier

 

Les deuxièmes Rencontres de Gay-Lussac ont permis au public – parmi lequel des adhérents de l’association Droujba – de découvrir Michel Aucouturier, lors d’un entretien animé par Laurent Bourdelas suivi de questions des personnes présentes.

Michel Aucouturier, est né en 1933 et il a longtemps enseigné le russe à l’Université de Genève puis à la Sorbonne. Découvrant la poésie de Pasternak durant ses études, il a poursuivi ses recherches sur le poète en Russie, où il a séjourné comme boursier du gouvernement français. Il traduit aussi du russe en français. Professeur de langue et littérature russe émérite à Paris IV La Sorbonne et à l’Ecole Nationale Supérieure, il est aussi l’un des grands spécialistes de l’oeuvre de Léon Tolstoï. Il est l’auteur du premier livre publié en France en 1964 sur le poète russe Boris Pasternak (1890-1960), lauréat du Prix Nobel de littérature 1958. Il a depuis dirigé la publication de son œuvre dans la collection de la Pléiade.

Et c’est autour de son nouvel ouvrage : Un poète dans son temps Boris Pasternak (Editions des Syrtes), qu’était articulée la Rencontre.

Boris Pasternak, né en 1890, est l’un des plus grands poètes du XXème siècle. Son éveil à la poésie a coïncidé avec la Révolution de l’été 1917, qu’il a perçue comme « un dieu descendu du ciel sur la terre, le dieu de cet été » et célébrée dans Ma sœur la vie, le recueil qui ouvre son itinéraire de poète. Sa fidélité au principe lyrique de la poésie l’a cependant amené à opposer une résistance obstinée à l’idéologie de plus en plus rigide et mortifère qui envahissait les idéaux proclamés par le communisme triomphant. L’objectivation de cette expérience lyrique et de sa résistance à l’idéologie dominante s’est réalisée dans le roman Le Docteur Jivago qu’il tenait pour l’œuvre de sa vie. Publié à l’étranger malgré l’opposition des autorités soviétiques (Michel Aucouturier a raconté tout cela dans une atmosphère très « espions et guerre froide »), ce roman apporte à Pasternak une renommée internationale et une violente persécution dans son pays où il est aujourd’hui réhabilité et célébré.

un public nombreuxLa Rencontre a également permis d’évoquer la famille de Pasternak, son père peintre, illustrateur de Tolstoï, sa mère musicienne, la question de la judéité… La première vocation aussi, du poète : la composition musicale, suite à la découverte de Scriabine, avant le renoncement. Et puis, les études de philosophie, à Moscou et à Marbourg. Les relations, toujours inspirantes mais souvent compliquées, avec les femmes. Celles avec le futurisme et Maïakovski, Staline et Tsvetaeva ou Rilke.

Michel Aucouturier s’est appuyé sur les nombreux documents devenus accessibles depuis la mort du poète en 1960, en particulier sur sa nombreuse correspondance, et sur les nombreux souvenirs des contemporains de Pasternak, pour retracer l’itinéraire de ce poète qui a dû affronter son temps pour préserver sa personnalité et faire entendre sa voix. Il a expliqué comment il avait échangé avec les proches du poète et Laurent Bourdelas a signalé l’intérêt des photographies publiées dans l’ouvrage.

Page et plume partenaireMerci à Michel Aucouturier pour sa participation.
Merci à la librairie Page et Plume pour leur soutien.

 

Rencontres de Gay-Lussac #02 – Michel AUCOUTURIER

Les Rencontres de Gay-Lussac ont une vocation à la fois citoyenne et culturelle, éducative au sens premier du mot. Elles ont pour but d’inviter des personnalités d’envergure nationale pour un échange avec les lycéens, professeurs et anciens du Lycée.

Deuxième invité des Rencontres… Michel Aucouturier, qui évoquera Boris Pasternak au cours d’un entretien avec Laurent Bourdelas.

Michel Aucouturier, professeur émérite de langue et littérature russe à Paris IV La Sorbonne et à l’Ecole Nationale Supérieure est un des grands spécialistes de l’oeuvre de Léon Tolstoï. Il vient de publier aux Editions des Syrtes la biographie : « Un poête dans son temps : Boris Pasternak ».

Rendez-vous VENDREDI 1er AVRIL 2016, de 18h à 20h, au Lycée Gay-Lussac.
Entrée gratuite, mais inscription préalable obligatoire (nombre de places limité) : je m’inscris

Livre Boris PasternakLe mot de l’éditeur
Michel Aucouturier est l’auteur du premier livre publié en France sur le poète russe Boris Pasternak (1890-1960), lauréat du Prix Nobel de littérature 1958 (Pasternak par lui-même, Editions du Seuil, « Ecrivains de toujours », 1964), le traducteur d’un grand nombre de ses poèmes et de ses oeuvres en prose, et le rédacteur de l’édition collective de son œuvre en français (Pasternak, Œuvres, Gallimard, « La Pléiade », 1990).
Dans ce nouvel ouvrage, il a voulu donner une vision globale de la formation et de l’évolution de la personnalité et de l’œuvre du poète, en s’appuyant en particulier sur les nombreux textes publiés en Russie depuis sa mort, notamment sur l’œuvre de jeunesse en partie inédite, ainsi que sur une très importante correspondance, publiée pour la première fois dans sa totalité dans l’édition russe de Œuvres complètes (Polnoe SobranieSotchinenii, Moscou 2003-2005, vol. VII à X consacrés à la correspondance). L’ouvrage est construit selon un plan chronologique, chacun de ses dix chapitres étant centré sur une phase particulière de la formation et de l’évolution du poète, ainsi que sur une personnalité ou un épisode qui l’a particulièrement influencée.

Rendez-vous VENDREDI 1er AVRIL 2016, de 18h à 20h, au Lycée Gay-Lussac.
Entrée gratuite, mais inscription préalable obligatoire (nombre de places limité) : je m’inscris

Un public nombreux pour les rencontres de Gay-LussacEn savoir plus sur Les Rencontres de Gay-Lussac

Vous vous intéressez aux Rencontres de Gay-Lussac, pensez à adhérer à l’Association pour soutenir ses initiatives ! Je télécharge mon bulletin d’Adhésion.

Mona Ozouf : retour sur la première des Rencontres de Gay-Lussac

Le 29 janvier dernier, s’est tenue la première des Rencontres de Gay-Lussac. Nous avons eu le plaisir d’accueillir l’historienne de renom, Mona Ouzouf au cours d’un entretien avec Laurent Bourdelas.

Remise de la Médaille de la Ville de Limoges à Mona Ozouf

Remise de la Médaille de la Ville de Limoges à Mona Ozouf

Après quelques mots d’accueil de Jean-Christophe Torrès, Proviseur du Lycée et de Jean-Pierre Levet, président de l’Association, Mona Ozouf a eu la surprise de se voir honorée par la Médaille de la Ville de Limoges, remise des mains du Maire Emile-Roger Lombertie en personne.

Durant près de deux heures d’entretien, elle a évoqué devant un public nombreux, son parcours et les thèmes qui lui sont chers tels que la Révolution française, la République et la littérature.

A l’issue de cet entretien, une séance de dédicaces était organisée en partenariat avec la Librairie Page et Plume, à l’occasion notamment de la sortie récente de son ouvrage « De Révolution en République », paru aux éditions Quarto Gallimard.

Encore tous nos remerciements à Mona Ozouf pour sa participation, et aux partenaires de l’événement, tels que Le Populaire du Centre et la radio RCF.

Un public nombreux pour les rencontres de Gay-Lussac

Compte-rendu de la rencontre avec Mona Ozouf.

La présentation par Laurent Bourdelas

« Mesdames, Messieurs, Chers collègues, Chers élèves et chers anciens élèves,
Je crois que nous avons beaucoup de chance aujourd’hui, à vrai dire une chance exceptionnelle : celle d’accueillir dans notre lycée, pour cette séance inaugurale des Rencontres de Gay-Lussac, une personnalité en tous points remarquable, puisqu’il s’agit de Madame Mona Ozouf, normalienne, agrégée de philosophie, qui a rejoint, par l’intermédiaire de son mari l’historien Jacques Ozouf, spécialiste de l’Ecole républicaine, un groupe d’autres historiens, notamment : Denis Richet, Emmanuel Leroy-Ladurie et François Furet. Membre du Centre de recherches politiques Raymond-Aron à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), elle est ensuite directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS).
Et je vous remercie d’autant plus de votre présence que vous écrivez, dans la préface du Quarto que Gallimard vient de consacrer à vos écrits, que « l’atelier de l’historien » est « toujours encombré par les sollicitations extérieures, colloques, présentations, préfaces, commémorations en tous genres » et que vous observez que votre travail est « si souvent dérouté par ces demandes intempestives ». C’est donc un honneur insigne que vous nous faites en répondant à notre invitation !
Rencontres de Gay-Lussac - Association des Anciens du LycéeLes centres d’intérêt de notre hôte, vous le savez, sont multiples, de l’histoire – en particulier de la Révolution, de la République et de l’Ecole – à la littérature. Mona Ozouf a d’ailleurs cela en partage avec d’autres grands historiens qu’elle est aussi un écrivain de grand talent, plusieurs fois primée, qui a reçu l’an passé à Brive le Prix de la langue française « qui récompense une personnalité du monde littéraire, artistique ou scientifique dont l’oeuvre a contribué de façon importante à illustrer la qualité et la beauté de la langue française » ce dont sont convaincus tous ses lecteurs.
C’est pourquoi il est particulièrement plaisant de la recevoir dans ce lycée qui a vu passer entre ses murs – entre autres auteurs – le poète Georges Fourest, Georges-Emmanuel Clancier, Robert Giraud, Pierre Bergounioux ou Robert Margerit, qui écrivit une très belle suite romanesque intitulée  La Révolution rééditée il y a peu chez Phébus. Ce lycée aussi dans la chapelle duquel se réunirent ceux qui préparèrent à Limoges les Etats Généraux de 1789. Et je dois également signaler à Mona Ozouf que ce vénérable établissement a accueilli des élèves qu’elle connaît bien par ailleurs : Jean-Baptiste Jourdan, qui participa à la guerre d’indépendance américaine aux côtés de La Fayette puis fut notamment le général vainqueur de la bataille de Fleurus en 1794, ou  Pierre-Victurnien Vergniaud, grand orateur du parti girondin et de la Révolution, dont vous écrivez, dans le portrait de groupe des Girondins qu’il partage en mars 1793 la Convention en deux groupes : « Celui qui souhaite « entretenir l’effervescence de la Révolution » parce qu’il la croit – Vergniaud est équitable, dites-vous – « indispensable à l’énergie de notre défense » ; et celui, dont il est, qui croit venu le moment « d’arrêter le mouvement révolutionnaire ». Nous y reviendrons, si vous le voulez bien, dans quelques instants.
Pour finir, je crois qu’il n’est pas non plus anodin que cette Rencontre se déroule dans une salle baptisée il y a peu du nom de Joseph Storck, proviseur pendant la Seconde Guerre Mondiale, résistant, qui protégea ses élèves juifs, illustrant ainsi au plus haut point les valeurs issues des Lumières, de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen d’août 1789, et de la République. Nous sommes finalement au cœur de vos travaux – mais aussi d’une certaine manière de ceux de Jacques Ozouf, par ailleurs neveu de Pierre Brossolette – et notamment de ceux qui viennent d’être publiés dans un Quarto Gallimard intitulé De Révolution en République les chemins de la France, qui va nourrir notre conversation… »

Compte-Rendu de l’entretien

Séance dédicaces pour Mona OzoufLa première partie de l’échange a été nourrie par Composition française (2009), livre où Mona Ozouf revient sur son enfance bretonne, et sur la question de l’identité, des identités multiples – elle qui est la fille d’un instituteur laïc et militant de la langue bretonne dans les années 1920-1930, Yann Sohier, et d’Anne Le Den, également institutrice. Elle rappelle que notre identité est multiple, « composée » de ce qui n’est pas choisi et de ce qui l’est. Est évoquée la tragédie de la mort du père alors qu’elle n’a que 4 ans : « il est là et en même temps pas là, passé derrière une porte invisible (…) Tout bascule à ce moment de la vie : car je ne reconnais pas non plus ma mère, entrée dans une dissidence muette. » Dès lors, l’école républicaine tient une place primordiale pour Mona, d’autant plus que sa mère est maîtresse d’école. Elle obtient d’ailleurs le 1er prix de français au Concours général et ensuite réussit le concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure où elle prépare et obtient l’agrégation de philosophie. Elle fait néanmoins part de son « regret tenace que me laissait l’abandon de l’enseignement des lettres au profit de la philosophie et de l’histoire a fini par s’apaiser. Je le dois pour une bonne part à Jean Daniel, qui a eu la gentillesse de m’accueillir dans les pages littéraires du Nouvel Observateur pour des contributions aujourd’hui réunies dans La cause des livres. » Mona Ozouf rappelle ses rencontres avec l’écrivain Louis Guilloux, à Saint-Brieuc, qui fût peut-être à l’origine d’un déclic en lui disant : « Tu vois, si on n’est pas capable d’écrire un roman, on peut tout de même écrire ; tu peux devenir la personne qui sait le plus de choses sur Chateaubriand. Et ce n’est pas rien. »
Il est alors question du « le bonheur gratifiant d’enseigner aux élèves ». C’était à une époque où l’on bénéficiait encore pleinement de « l’attention » des élèves si chère au philosophe Alain…  Une époque où la transmission l’emportait encore sur le besoin permanent de communication d’aujourd’hui et où la parole du maître était moins mise en concurrence… où il n’y avait pas cette nouvelle religion du tout numérique et de l’immédiateté.
Vint aussi le moment de l’engagement au Parti Communiste Français, en même temps que la fréquentation de certains amis historiens – l’historienne parle d’un engagement «étourdi », mais aussi d’une fidélité au père et d’une sécurité intellectuelle… Jusqu’à cela devienne le passé d’une illusion… pour reprendre l’expression de François Furet.
Lorsque l’on dit à Mona Ozouf qu’elle est de ces femmes de diverses générations et spécialités, qui, au 20ème siècle, ont brillé par leur magister dans une France et même une Université où les hommes tenaient encore le haut du pavé – on songe à Simone de Beauvoir, bien entendu, évoquée avec d’autres dans le livre Les mots des femmes paru chez Fayard, mais peut-être aussi à Germaine Tillion, Jacqueline de Romilly, Christiane Desroches Noblecourt, Simone Bertière, Arlette Farge, et quelques autres – elle répond n’avoir rencontré aucun problème particulier, son « féminisme » allant de soi, sans doute hérité de sa grand-mère, « forte femme » comme bien des Bretonnes d’alors. Il est précisé que Mona Ozouf a brossé de magnifiques portraits de femmes, comme Marie-Antoinette ou Madame Roland, à propos de quielle a écrit : « il y a mille destins possibles pour les femmes, mais on peut tous les vivre, et jusqu’au sien, si lugubre, dans l’exercice illimité de la pensée libre. »
Il est ensuite question des travaux de Mona Ozouf à propos de la Révolution Française et de cette idée – développée dès La Fête révolutionnaire 1789-1799 dans une perspective anthropologique avec Alphonse Dupront – selon laquelle il y aurait à travers cette période une unité et une cohérence de programme… Il y aurait même une immédiate radicalité de la Révolution, dès 1789 Il y avait une volonté de rompre avec « l’Ancien régime » qui n’attendit pas 1793, une volonté de faire « table rase », une idée de régénération, d’éliminer « le mal » (on songe à Robespierre, mais aussi à Mirabeau qui dit « nous recommençons l’histoire des hommes ». Il faut exclure les « impurs », les aristocrates. En même temps, cette volonté politique des révolutionnaires doit tenir compte de la géographie, de l’histoire, de l’habitude, des coutumes qui ont précédé 1789. Est aussi rappelée la controverse entre l’anglais Edmund Burke et l’américain Thomas Paine, le premier évoquant l’association des morts, des vivants et de ceux à naître, et le second – favorable à la Révolution bien que malmené par Robespierre – parlant de l’ « autorité usurpée des morts ». Il s’agit aussi de cela, avec la Révolution Française… Du fait aussi que la France serait une nation plus politique que culturelle… (Taine parle de « mal français »).
Après la Révolution Française, après les aléas politiques et constitutionnels du 19ème siècle, il s’est agi de mettre en place, à partir de 1870 et même plus précisément à partir de 1879, la République et même de choisir quelle forme de République. Une République, explique Mona Ozouf, « qui répare », héritière de la Révolution, mais aussi de l’Empire et finalement de tout le 19ème siècle… L’un des moyens d’affermissement de cette République – sans doute le principal – est l’Ecole, étudiée avec Jacques Ozouf dans La République des instituteurs mais aussi dans un livre consacré à Jules Ferry, la liberté et la tradition, qui restaure l’instruction obligatoire et la laïcise – Ferry est d’ailleurs membre du Grand Orient de France. Cette République et cette Ecole vont de pair. Au programme de cette école républicaine, l’histoire joue un rôle important, peut-être majeur, qui permet de réconcilier le passé et la Révolution – celle-ci servant d’ailleurs d’aune pour juger le passé, établissant des distinctions entre moments de retard dans la marche vers le progrès et bon chemin – y compris en distinguant par exemple les « bons » rois des autres…

Librairie Page et Plume partenaire de l'événementAvec Jules Michelet puis Ernest Lavisse – dont l’historienne a rédigé avec Jacques Ozouf une préface aux Souvenirs – se construit un « roman national républicain » enseigné aux petits Français, futurs citoyens – et parfois aussi futurs combattants car il faut réparer la blessure de 1870 – ; on se souvient de la phrase de Lavisse dans l’un de ses manuels : « Tu dois aimer la France, parce que la Nature l’a faite belle, et parce que l’Histoire l’a faite grande. » Mona Ozouf dit « installer la gloire et la grandeur au centre de l’école. » Et en même temps, on assiste à un assouplissement du modèle jacobin, la République s’enracinant finalement « en prenant appui sur les particularités locales », par exemple avec le Tableau géographique de la France de Vidal de La Blache, la diversité française apparaissant comme une chance… Finalement, l’identité française que l’on a parfois tenté d’instrumentaliser est un équilibre fragile entre volonté d’universalisme et attachement aux racines…

Ainsi se termine la première des Rencontres de Gay-Lussac.

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Invité de la prochaine rencontre : Michel AUCOUTURIER

Évènements

Sortie culturelle « Sur les pas de George Sand »

Cette sortie culturelle « Sur les pas de George Sand » a été concoctée par la commission Culture des Anciens de Gay-Lu. Une journée au cœur du Berry, pour entrer dans l’intimité d’un grand écrivain du XIXe siècle : George Sand.

Inscription préalable obligatoire, avant le 25 avril, pour des raisons d’organisation.
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Le programme prévu pour votre journée
(co-voiturage au départ de Limoges)

Portrait de George Sand

Portrait de George Sand par Auguste Charpentier, 1838

Matin – NOHANT et VIC SUR NOHANT

Fresques de Vic sur Nohant
– visite commentée par notre camarade Gérard Peylet
– entrée gratuite

Château de Nohant
– visite guidée du château
– visite commentée du jardin par Gérard Peylet (Nohant) et Askolds Vilks (jardin, herbiers)
– entrée : Adulte plein tarif 8 € (tarif groupe 20 personnes : 6,50 €)

Déjeuner dans la cour (près chapelle) ou pique-nique près du cours d’eau à Vic sur Nohant (s’il fait beau)

 

Après-midi – PROMENADE

Pierres Jaumâtres. Tarann, dieu du Tonnerre (c.1930)

Les Pierres Jaumâtres situées au sommet du mont Barlot (591m). Site en accès gratuit.
Petite promenade commentée à deux voix : angle littéraire avec lecture d’une page de Jeanne par Gérard, et observations scientifiques par Askolds sur la nature de ces pierres et sur la végétation du lieu.

FACULTATIF, uniquement s’il nous reste du temps : Taoul Sainte Croix : visite : site et principaux lieux.

Retour Limoges

 

Avant cette sortie, nous vous conseillons de vous plonger dans le roman Jeanne de George Sand.

 

Date limite inscription 25 avril
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– Inscription : co-voiturage et règlement sur place
Ensemble des frais à la charge des participants (droits d’entrée, éventuel frais de repas, essence…). Règlements individuels, sur place.
– Informations complémentaires : Gérard PEYLET gerard.peylet[at]gmail.com (ou tél : 0603552331)

Commission culture : Gérard Peylet, Askolds Vilks, Nicole Ferrier-Caverivière, Paula Iselin
Plus d’information sur la gouvernance de l’association