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« Joseph Rouffanche, une grande voix poétique » par Gérard Peylet

Notre camarade, Gérard Peylet, rend un hommage sensible à Joseph Rouffanche, grand poète limousin et ancien du lycée Gay-Lussac, au travers d’un essai paru aux éditions PULIM.

 

Joseph RouffancheJoseph Rouffanche, grand poète lyrique, discret et exigeant, a vécu en Limousin, loin de Paris, de ses modes et de ses snobismes. Il n’a pas connu la renommée nationale que son oeuvre méritait de rencontrer. Sa poésie n’existerait pourtant pas sans le Limousin, terre inspiratrice et fondatrice de l’écriture.
Il ne s’agit pas pour autant d’une oeuvre régionaliste. Elle nous plonge dans une méditation plus large sur l’être, la mémoire, le temps. C’est cette écriture moderne, épurée, universelle, ainsi que son étonnante évolution vers la forme brève – presque le haïku – que nous voulons faire connaître.

« Joseph Rouffanche, une grande voix poétique » – Editions PULIM Presses Universitaires de Limoges – Janvier 2019 – Livre broché, 124 pages. ISBN 978-2-84287-794-1. Prix conseillé 15 €.

 

Gérard PeyletGérard Peylet est professeur de littérature moderne et contemporaine à l’université de Bordeaux III, spécialiste de la littérature « fin de siècle » à laquelle il a consacré différents ouvrages. Il a écrit aussi un ouvrage sur George Sand Le Musée imaginaire de George Sand publié chez Nizet en 2005. Il a dirigé une vingtaine d’ouvrages collectifs et dirige depuis 1998 le Lapril (Laboratoire Pluridisciplinaire de Recherches sur l’Imaginaire appliquées à la Littérature) et, au sein des P.U.B, les collections Eidôlon et Imaginaires et Ecritures. Gérard Peylet est impliqué dans différentes associations, Les Anciens de Gay-Lu bien sûr, ainsi que l’ARAL Association régionale des amis du Limousin.

Jacques Levet : retour sur un parcours ingénieur

Jacques Levet préside en juin 2018 le banquet parisien des Anciens de Gay-Lu au Sénat. Retour sur le parcours de ce brillant ingénieur issu du Lycée Gay-Lussac.

AMSTERDAM, JUNE 13TH 2016
Single Market Forum and Single Market Conference.
PHOTO MARTIJN BEEKMAN/EUROPEAN COMMISSION

Né le 8 juin 1958 à Limoges, marié et père de trois enfants, Jacques Levet a été élève de Gay-Lu de 1971 à 1976. Il est Directeur Technique de la FIEEC (fédération des industries électriques, électroniques et de communication) et ingénieur général de 1ère classe de l’armement (2ème section).

Ingénieur diplômé de l’Ecole Polytechnique (promotion 1978) et de l’Ecole Nationale Supérieure de Techniques avancées (ENSTA – promotion1983), il est ancien auditeur du Centre des Hautes Etudes de l’Armement (CHEAR – 2001).

Il a occupé pendant 30 ans différents postes de hautes responsabilités au Ministère de la Défense (à la Direction générale de l’armement et à l’Etat-major de l’armée de terre) ainsi qu’à l’OTAN (Bruxelles), comme directeur de programmes d’armement, responsable d’études et de coopérations internationales, ou responsable de pôle technique, dans le secteur des armements terrestres et des missiles.

De 2010 à 2013, il a occupé la fonction de Responsable ministériel aux normes et directeur du Centre de normalisation de défense. Durant cette période, il a été également administrateur de l’Association française de normalisation (AFNOR), vice-président du Bureau de normalisation de l’aéronautique et de l’espace (BNAE) et représentant de la France au Comité de la normalisation de l’OTAN.

Ayant quitté le Ministère de la Défense en décembre 2013 il a pris en janvier 2014 la fonction de Directeur Technique de la FIEEC. Au sein de cette fédération industrielle, il est notamment en charge, dans un contexte national, européen et international, des aspects normalisation, règlementation technique et certification.

Sa contribution aux missions de la fédération est :

  • de promouvoir l’industrie électrique et électronique, en valorisant le rôle moteur de cette filière dans la politique économique et de développement durable,
  • de développer la compétitivité de cette industrie en France et en Europe,
  • d’aider les entreprises du secteur à développer leurs activités, notamment à l’international,
  • et de développer une réflexion stratégique commune de l’industrie électrique et électrotechnique.

Jacques LEVET est également secrétaire général de l’Union technique de l’électricité (UTE), il préside le Comité directeur de la certification du Laboratoire central des industries électriques (LCIE), participe aux travaux du Comité stratégique Electrotechnologies auprès de l’AFNOR, et de son groupe de travail « influence à l’international ». Il est vice-président du Comité français d’accréditation (COFRAC), membre du Comité de la métrologie et du comité stratégique du laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE) et membre de la commission Normalisation du MEDEF. Il est aussi Administrateur de Comité européen de normalisation électrotechnique (CENELEC) à Bruxelles.

Il est officier de l’ordre national du mérite et officier de la légion d’honneur.

 

Pour rencontrer d’anciens camarades de Lycée ou de prépa, participer à des rencontres de l’association, vous aussi, rejoignez le Réseau des Anciens de Gay-Lu !

Louis Beauduc (1903-1980), le monde vu depuis « la classe de philo »

Louis Beauduc entre à l’Ecole Normale Supérieure en 1922, dans la même « promo » que Vladimir Jankélévitch. Naît entre eux une amitié qui ne prendra fin qu’à la mort de Beauduc en 1980.

Une classe de philisophie de Louis Beauduc

Louis Beauduc entouré de ses élèves en classe de philosophie

Ils sont reçus à l’agrégation de philosophie en 1925, Jankélévitch est premier, Beauduc deuxième.

La publication récente de sa correspondance avec Jankélévitch, qui s’étale de 1923 à 1980, permet d’esquisser un portrait en creux de ce professeur de philosophie qui a fait toute sa carrière au lycée Gay-Lussac (de 1927 à 1969). Cette correspondance offre, outre le colloque privé de deux philosophes, un panorama précieux de la période et notamment de la guerre pendant laquelle Jankélévitch est destitué de son poste de professeur à la faculté de Lille en vertu du « statut des Juifs », et condamné à vivre dans la clandestinité.

Dans la pensée de Louis Beauduc, qui n’a eu d’autre œuvre que son enseignement oral de professeur, « on en revient toujours à conclure que la classe de philo serait l’unique antidote » au conformisme ambiant qu’il diagnostique à la fin des années 1970 et qui est plus que jamais le nôtre.

 

Préalablement à l’Assemblée générale et au Banquet annuel de l’Association des Anciens de Gay-Lu, le 25 novembre 2017 au Lycée, une conférence évoquera la correspondance entre Louis Beauduc et Vladimir Jankélévitch

ASSISTER A LA CONFERENCE du 25 novembre 2017

 

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Avant-première à Gay-Lu : Pierre Bergounioux, la passion d’écrire

Projection du Film documentaire sur Pierre Bergounioux en avant-première dans le cadre du Mois du Film documentaire.

Le 4 mai dernier, à l’occasion des Rencontres de Gay-Lussac organisées par l’Association des Anciens de Gay-Lu, le lycée Gay-Lussac accueillait dans ses murs Pierre Bergounioux, l’un de ses plus brillants anciens. Avec émotion, il avait retrouvé sa salle de classe, celle qui fut la sienne lors de ses années d’Hypokhâgne et de Khâgne.

Retour sur la Rencontre de Gay-Lussac

Deux années de labeur qui lui valurent néanmoins d’intégrer l’Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud. Agrégé de Lettres modernes, ce professeur est aussi reconnu pour être un écrivain contemporain à la fois reconnu par la critique et apprécié par le grand-public.

Son œuvre, riche de plus d’une soixantaine de titres, puise à sa propre histoire : celle d’un enfant né au lendemain de la Seconde Guerre mondiale à Brive-la-Gaillarde, qui a grandi en Corrèze avant de venir faire ses études supérieures à Paris. Aujourd’hui, Pierre Bergounioux est devenu l’une des voix essentielles du paysage littéraire français.

Pierre Bergounioux

Source http://www.moisdudoc.com/moisdudoc/film_image/Pierre_B_Ventadour_1506691251.jpg

Pierre Bergounioux, la passion d’écrire

Un film réalisé par Sylvie Blum
Production : INA avec la participation de France Télévisions – France, 2017 – 52 minutes, VF

Pierre Bergounioux écrit pour les morts, pour ceux de la région d’où il vient, la Corrèze du sud. L’écrivain nous fait visiter son royaume ingrat, sec, repilé sur lui-même, mais où il a été heureux, un royaume habité aujourd’hui par les fantômes. Les villages presque vides, les cimetières, tout ce qui résonne avec la dureté âpre du plateau de Millevaches.

Le lundi 6 novembre à partir de 20h00, en Salle Storck, France 3 Limousin souhaite faire profiter aux étudiants, élèves et anciens du lycée Gay-Lussac de la diffusion en avant-première du film documentaire consacré à Pierre Bergounioux. Un véritable privilège que de découvrir ou redécouvrir la vie de cet homme érudit, corrézien, poète et engagé.

Pierre BergouniouxSi Pierre Bergounioux ne devrait pas être présent ce jour-là, en revanche la réalisatrice du documentaire, Sylvie Blum, participera à l’évènement. A cette occasion, elle ne devrait pas manquer de nous livrer ses impressions sur cet écrivain exigeant et attachant ainsi que sur le tournage de ce témoignage télévisuel.

A noter que cette projection s’inscrit dans le cadre du Mois du film documentaire piloté par le Pôle d’éducation à l’Image/ les Yeux verts (une antenne de la Région chargée de promouvoir le film documentaire auprès de tous les publics).

A ne pas rater !

 

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Voir les autres événements organisés ou soutenus par les Anciens de Gay-Lu

 

Rencontre de Gay-Lussac avec Pierre Bergounioux

Retour sur la Rencontre de Gay-Lussac avec Pierre Bergounioux, le 4 mai 2017 au Lycée.

Photo souvenir des rencontres de Gay-Lu

Pierre Bergounioux entouré de Laurent Bourdelas, Jean-Pierre Levet et Pierre Laumond

L’assistance était plutôt nombreuse pour la venue de Pierre Bergounioux au lycée, exactement 50 ans après qu’il y soit passé en hypokhâgne, pour préparer le concours de l’E.N.S. où il obtint son agrégation. Il y retrouva notamment son ami Pierre Laumond, avec qui il fit une partie de ses études et qui, lui-même, enseigna au lycée en classe prépa littéraire où j’eus la chance de l’avoir comme professeur de lettres modernes.

L’émotion de l’écrivain était donc grande.

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