Histoires, souvenirs et anecdotes relatives à l’histoire du Lycée Gay-Lussac et à l’association. Temps forts, événements marquants de la vie du lycée, des classes, anciens élèves, professeurs…

Monuments historiques : nouveau classement pour le Lycée Gay-Lussac

Monument historiqueLe classement « monuments historiques » de notre cher Lycée Gay-Lussac datait de 1936. Il ne portait alors que sur la protection des deux campaniles et du portail d’entrée du XVIIe siècle du Lycée.

La commission régionale du patrimoine et de l’architecture a récemment étendu ce classement et cette protection à de nouveaux éléments du bâtiments (parution au J.O. du 3 mai) : la chapelle en totalité, les façades et toitures de l’aile construite au XVIIe siècle, le portail d’entrée du XVIIe siècle remonté dans le pignon, les façades et toitures de l’aile construite au XVIIIe siècle, la cage d’escalier et le monument aux morts, les façades et toitures de l’aile dite « des sciences », construite dans les années 1930.

grand escalier du lycée

Grand escalier – Photothèque Paul Colmar

Extrait de l’Arrêté de la DRAC Nouvelle-Aquitaine R75-2017-12-08-015, signé le 8 décembre 2017, paru au J.O. du 3 mai 2018, portant inscription au titre des monuments historiques du Lycée Gay-Lussac à Limoges (Haute-Vienne).

[…] Considérant que le lycée Gay-Lussac présente un intérêt d’histoire et d’art suffisant pour en rendre désirable la préservation en raison du caractère emblématique de cet ensemble constitué d’édifices construits entre le XVIIe et le XIXe siècles,

Arrête :

Article 1er : Sont inscrites au titre des monuments historiques les parties suivantes du lycée Gay-Lussac :

  • la chapelle en totalité
  • les façades et toitures de l’aile construite au XVIIe siècle ainsi que le portail d’entrée du XVIIe siècle remonté dans le mur pignon,
  • les façades et toitures de l’aile construite au XVIIIe siècle ainsi que la cage d’escalier et le monument aux morts ,
  • les façades et toitures de l’aile dite « des sciences », construite dans les années 1930, à l’exclusion des galeries en doublage de la circulation sur cour,
  • le sol du jardin, le mur et les grilles de clôture ainsi que le portail d’entrée donnant sur le boulevard Georges Périn, […]

Consultez en ligne l’arrêté complet

En savoir plus sur la Conservation Régionale des Monuments Historiques CRMH

 

Le Populaire du Centre s’est fait le relais de l’événement dans le journal du 13 mai 2018. Lire l’article
Ils nous proposent ainsi une infographie des plus éclairantes :

Infographie Le Populaire du Centre – Centre-France – François Mercat

 

L’association des Anciens du Lycée Gay-Lussac  œuvre au quotidien pour la valorisation du patrimoine du Lycée, et pour sa préservation. Récemment, elle a financé la restauration du Monument aux Morts.

Soutenez l’association et ses actions en devenant adhérent !

 

Louis Beauduc (1903-1980), le monde vu depuis « la classe de philo »

Louis Beauduc entre à l’Ecole Normale Supérieure en 1922, dans la même « promo » que Vladimir Jankélévitch. Naît entre eux une amitié qui ne prendra fin qu’à la mort de Beauduc en 1980.

Une classe de philisophie de Louis Beauduc

Louis Beauduc entouré de ses élèves en classe de philosophie

Ils sont reçus à l’agrégation de philosophie en 1925, Jankélévitch est premier, Beauduc deuxième.

La publication récente de sa correspondance avec Jankélévitch, qui s’étale de 1923 à 1980, permet d’esquisser un portrait en creux de ce professeur de philosophie qui a fait toute sa carrière au lycée Gay-Lussac (de 1927 à 1969). Cette correspondance offre, outre le colloque privé de deux philosophes, un panorama précieux de la période et notamment de la guerre pendant laquelle Jankélévitch est destitué de son poste de professeur à la faculté de Lille en vertu du « statut des Juifs », et condamné à vivre dans la clandestinité.

Dans la pensée de Louis Beauduc, qui n’a eu d’autre œuvre que son enseignement oral de professeur, « on en revient toujours à conclure que la classe de philo serait l’unique antidote » au conformisme ambiant qu’il diagnostique à la fin des années 1970 et qui est plus que jamais le nôtre.

 

Préalablement à l’Assemblée générale et au Banquet annuel de l’Association des Anciens de Gay-Lu, le 25 novembre 2017 au Lycée, une conférence évoquera la correspondance entre Louis Beauduc et Vladimir Jankélévitch

ASSISTER A LA CONFERENCE du 25 novembre 2017

 

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Le monument aux morts du Lycée

Le monument aux morts du Lycée. Un lieu de mémoire et marque d’espérance dans la solidarité entre les générations.

Monument aux Morts du Lycée Gay-Lussac

Source : www.memorialgenweb.org – Licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0

Edifié à l’initiative de l’Association des anciens élèves, le monument aux morts a été inauguré le 16 février 1922.

Il est placé dans le vestibule de l’entrée principale, boulevard Georges Périn. Auparavant un premier monument (aujourd’hui disparu) avait été réalisé en 1877 commémorant les noms des 19 élèves morts durant la guerre de 1870 et qui ont été repris dans l’actuel monument.

A l’occasion du 150ème anniversaire de sa création, l’association des anciens élèves et fonctionnaires du Lycée Gay-Lussac a fait restaurer le monument en 2017.

 

Le monument se compose d’un bas relief de marbre blanc, œuvre du sculpteur Pierre-Félix Masseau, dit Fix-Masseau supporté par deux consoles à denticules et sommé d’un vase/urne avec draperie. Le tympan est sculpté de feuillages en relief sortant du cadre.

La partie centrale est accostée de deux plaques de granite bleu turquin portant les morts des guerres de 1870 et 1914-1918 ; elles portent chacune une couronne de chênes accrochée à un cartouche oblong. Sous ces deux plaques ont été rapportées deux plaques de granite de même couleur sur lesquelles figurent les noms des lycéens morts durant la guerre 1939-1945. Postérieurement on été ajoutées des plaques portant les noms des morts des guerres d’Indochine, Algérie et coloniales, des élèves juifs déportés, ainsi qu’un rappel des élèves engagés dans un réseau de résistance propre au lycée, le 17ème barreau.

Le bas relief central de marbre blanc s’ordonne entre la verticalité du personnage féminin debout, la Victoire aux ailes déployées et l’horizontalité du soldat gisant à ses pieds.

Couverture du livret d'inauguration

Livret d’inauguration du Monument – Source BNF Gallica

De part et d’autre de la Victoire, comme protégés sous ses ailes, deux groupes de trois personnages : à gauche une veuve, les yeux tournés vers la Victoire, tenant son petit enfant dans les bras, tandis que son autre enfant tend ses bras vers la victoire, comme il le ferait avec son père et à droite trois jeunes – deux garçons et une fille. Les garçons sont traités comme de jeunes éphèbes nus. Le garçon du premier plan adopte une posture signifiant qu’il protège les deux autres jeunes placés en léger retrait. Le soldat au sol a son buste redressé par une femme qui oriente son visage vers la Victoire afin qu’il voit que son sacrifice n’a pas été vain. De son côté la Victoire tient dans sa main droite la palme du martyr et la couronne symbole de la victoire.

Dans un registre esthétique antique le sculpteur a voulu montrer comment la Victoire ailée récompense les morts et les vivants tout en soulignant la force de la relève, les fils remplaçant les pères, en dignes héritiers des héros antiques.

 

Fix-Masseau sculpteur (1869-1937)

Directeur de l’Ecole des Arts décoratifs de Limoges jusqu’en 1935, et conservateur du Musée Adrien-Dubouché (1907-1936), il est à la fin du XIXe siècle l’un des artistes reconnus de l’art décoratif moderne. Il crée des objets dans lesquels le fantasme et le rêve se mêlent à l’évocation de la nature. Son goût marqué pour la figure féminine associée à des motifs floraux, sa fascination pour l’insolite, son intérêt pour les objets domestiques en font l’un des représentants de l’Art nouveau mais également du symbolisme. Il est exposé au Musée d’Orsay.

Il a réalisé en 1926 le monument aux morts de l’École militaire d’infanterie de Saint-Maixent, ainsi que de nombreux masques mortuaires dont celui du romancier et académicien Paul Bourget. Il exécuta un Monument à Charles Baudelaire, érigé en 1936 dans le jardin du Luxembourg à Paris, et inauguré le 22 avril 1941.

 

Références / Sources

  • Association des anciens élèves, fonctionnaires et anciens fonctionnaires du lycée Gay-Lussac, A nos morts. Inauguration du monument commémoratif. Les Noms glorieux. Liste des souscripteurs et des anciens élèves, Limoges, Impr. Guillemot et de Lamothe, 1922.
  • Jean Orabona, Livre du centenaire de l’association des anciens élèves, fonctionnaires et anciens fonctionnaires du lycée Gay-Lussac.( 1867-1967), 1969
  • Philippe Grandcoing, Michel Kiener, Michel Métrot et Pascal Texier, « Les destins d’un lycée : Gay Lussac, Limoges », Ed. Culture et Patrimoine en Limousin, 2011.
  • Françoise Maison Conservatrice des Antiquités et Objets d’Arts de la Haute Vienne 2017.

Plus d’informations sur les Monuments aux morts

 

Devoir de Mémoire

Le devoir de mémoire fait partie intégrante des missions de l’association. Chaque année, une commémoration a lieu au mois de novembre, par l’Association des anciens du lycée avec la participation des élèves.  A l’initiative de l’Association des Anciens de Gay-Lu, avec le soutien du Lycée, une restauration du Monument au mort a été réalisée durant l’été 2017.

 

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Ce texte est une mise à jour de celui initialement publié le 13 juillet 2017.

Rencontre de Gay-Lussac avec Pierre Bergounioux

Retour sur la Rencontre de Gay-Lussac avec Pierre Bergounioux, le 4 mai 2017 au Lycée.

Photo souvenir des rencontres de Gay-Lu

Pierre Bergounioux entouré de Laurent Bourdelas, Jean-Pierre Levet et Pierre Laumond

L’assistance était plutôt nombreuse pour la venue de Pierre Bergounioux au lycée, exactement 50 ans après qu’il y soit passé en hypokhâgne, pour préparer le concours de l’E.N.S. où il obtint son agrégation. Il y retrouva notamment son ami Pierre Laumond, avec qui il fit une partie de ses études et qui, lui-même, enseigna au lycée en classe prépa littéraire où j’eus la chance de l’avoir comme professeur de lettres modernes.

L’émotion de l’écrivain était donc grande.

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Retour sur la cérémonie hommage au Proviseur Storck

Une cérémonie pleine d’émotions.

Avec le précieux concours du CVL du Lycée, retrouvez en vidéo l’intégralité des discours prononcés lors de la cérémonie du 04 novembre en hommage à Monsieur Storck.

Nos années bahut

 

Les lycéennes et lycéens des différentes générations seront toutes et tous d’accord pour dire que les années à Gay Lu resteront parmi les plus marquantes de leur vie.

Que de souvenirs mémorables, que de moments partagés, que d’amis…

Des professeurs exigeants qui restent dans nos mémoires et qui nous ont permis de réaliser nos projets et peut-être nos rêves.